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Deltell a mis les points sur les i avec O’Leary au sujet du français

Le député conservateur Gérard Deltell affirme ne pas s'être gêné pour signifier à l'aspirant-chef Kevin O'Leary l'importance qu'il accorde à la langue française.

Un texte de Louis Gagné avec les informations recueillies par Bruno Savard

« Je lui ai dit en pleine face : “Écoutez, c’est important que la personne soit bilingue et qu’elle puisse s’exprimer dans les deux langues”. Et on a eu une discussion très franche à cet effet-là », a raconté M. Deltell, mercredi, dans une entrevue accordée au Téléjournal Québec.

Le député de Louis-Saint-Laurent et le reste du caucus conservateur sont réunis à Québec jusqu’à vendredi pour préparer la prochaine rentrée parlementaire à la Chambre des communes.

Candidat unilingue

Kevin O’Leary, qui s’est récemment lancé dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC), a affirmé que le chef d’un parti national n’avait pas besoin de parler français puisque la majorité des Québécois sont bilingues.

Même s’il est né à Montréal, l’homme d’affaires, qui est notamment connu pour avoir participé à l’émission Dragons’ Den de CBC, ne parle pas français. Il a d’ailleurs attendu que le seul débat en français de la course à la direction ait eu lieu avant de se porter candidat.

Deltell poursuit sa réflexion

Gérard Deltell soutient ne pas avoir encore choisi le candidat qu’il appuiera, et ce, même s'il a eu plusieurs discussions avec les différents aspirants-chefs.

« Sincèrement, je n’ai pas encore décidé. J’ai une bonne idée, oui, de ceux que j’apprécie beaucoup puis ceux que j’apprécie encore plus. C’est là où j’en suis », a-t-il confié.

Le député de Louis-Saint-Laurent a néanmoins précisé qu’il arrêterait son choix sur un candidat qui est « très sincère dans ses convictions conservatrices » et qui s’exprime dans les deux langues officielles.

Je vais fonder mon choix sur la personne que j’estime être la meilleure pour diriger notre parti et pour ultimement diriger le pays.

Gérard Deltell

La chance au coureur

L’unilinguisme de Kevin O’Leary ne semble toutefois pas l’exclure d’emblée de ses choix.

« Laissons M. O’Leary faire sa campagne. Il est dans les tout débuts. Il a exprimé certaines réserves par rapport au français en d’autres temps, il a exprimé beaucoup plus d’ouverture au français maintenant qu’il est dans la course. Laissons-le faire sa campagne. On jugera au moment », a expliqué Gérard Deltell.

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