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Demande de recours collectif contre le pasteur Claude Guillot

L'une des présumées victimes du pasteur Claude Guillot, qui subit ces jours-ci son procès criminel pour abus physiques et psychologiques, a déposé une demande de recours collectif et réclame deux millions de dollars en dommages.

Un texte de Jonathan Lavoie

Le demandeur est aujourd'hui âgé de 40 ans et « subit et continue de subir des séquelles importantes et durables en raison des abus dont il a été victime lors de son passage traumatisant à l'École la bonne semence », peut-on lire dans le document déposé devant la cour vendredi.

La demande de recours collectif, en plus de Claude Guillot, vise trois associations religieuses : l'Église évangéliste baptiste de Québec-Est, l'Église baptiste évangélique de Victoriaville et l'Association d'églises batistes évangéliques au Québec.

Il est présumé que ces organismes ont été complices des abus envers les enfants en ne dénonçant pas la situation aux autorités compétentes.

Pour l'instant, il est difficile d'évaluer combien de personnes pourraient se joindre à cette demande de recours collectif.

« Ce que je pense, c'est que sur 30 ans, effectivement, il doit y avoir quelques dizaines de victimes certainement  , avance l'avocat au dossier, Jean-Daniel Quessy.

Le pasteur Guillot a commencé à enseigner dans une école baptiste de Victoriaville au début des années 80.

La poursuite indique qu'il a été congédié de l'École La Bonne Semence en 1984 avant de s'établir à Québec, où il aurait dirigé « une école clandestine » dans le sous-sol de sa résidence jusqu'à son arrestation en 2014.

« Compte tenu de l'âge des victimes quand elles ont subi ces actes-là, il doit y avoir plusieurs personnes qui peut-être ne se sont jamais manifestées », renchérit Me Quessy.

Influence du procès criminel

Au criminel, Claude Guillot fait face à 22 chefs d'accusation et 6 plaignants sont entendus par le tribunal.

L'issue de ce procès pourrait faciliter les démarches de l'action collective. Toutefois, un acquittement au criminel ne voudrait pas nécessairement dire un échec des procédures civiles, puisque le fardeau de la preuve n'est pas le même.

« Ça prend seulement un doute raisonnable pour qu'un accusé soit innocenté [au criminel] alors qu'au civil, la norme de preuve qui s'applique dans notre dossier d'action collective, c'est par la prépondérance des probabilités, donc convaincre un juge qu'il est plus probable que M. Guillot ait commis X ou Y geste plutôt que non probable », résume Jean-Daniel Quessy.

Avant d'en arriver à cette étape, la Cour devra d'abord statuer si elle accepte ou non d'entendre l'action collective, un processus qui prendra plusieurs mois.

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