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Demandeurs d'asile : les Haïtiens de Québec réclament plus d'ouverture

La communauté haïtienne de Québec déplore le discours de certains politiciens, dont le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, face à l'afflux de demandeurs d'asile au Québec.

François Legault estime que « la frontière du Québec est devenue une véritable passoire ». Pour le chef caquiste, le gouvernement devrait plutôt inciter les migrants à faire une « demande en bonne et due forme comme les autres demandeurs d’asile ».

Le président de l’Association haïtienne de Québec, Charles Madet, dit comprendre les inquiétudes, mais presse plutôt François Legault de soumettre des solutions pour venir en aide aux centaines de migrants qui arrivent des États-Unis.

« Un dirigeant, à mon avis, non seulement a le droit d’émettre des opinions, mais il a aussi l’obligation de faire des propositions, d’apporter des éléments de solution à une problématique donnée », plaide M. Madet.

Non à une ville sanctuaire

Le représentant des Haïtiens de Quéec s’inquiète également de la position du chef du parti municipal Québec 21, Jean-François Gosselin, qui estime que la capitale ne doit pas devenir une ville refuge, comme Montréal.

Dans un message Facebook, le candidat à la mairie de Québec affirme que la ville ne deviendrait pas une ville sanctuaire sous son administration. « La crise que Montréal vit actuellement ne doit pas se répéter chez nous. L’afflux actuel de migrants irréguliers dans la métropole démontre une insouciance face aux principes moraux de l’immigration », écrit Jean-François Gosselin.

Charles Madet réclame plus d’ouverture dans son discours. « Ce qui se passe actuellement, ce n’est pas un problème montréalais, c’est un problème québécois. Que vous soyez à Baie-Comeau, à Sept-Îles, ou n’importe où dans la province, on est concernés par ce qui se passe actuellement », affirme-t-il.

Pas des migrants illégaux

L’avocat en droit de l’immigration, Stéphane Handfield, précise que les nombreux demandeurs d’asile qui arrivent des États-Unis ne sont pas des migrants illégaux.

« Une personne qui franchit de façon irrégulière la frontière canadienne, comme on le voit depuis les dernières semaines ou même les derniers mois à la hauteur de la frontière de Lacolle afin de revendiquer le statut de réfugié au Canada, n’est pas illégale. Ce n’est pas une entrée illégale, c’est plutôt une entrée irrégulière parce que ce sont des demandeurs d’asile », explique-t-il.

Ce sera à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié de déterminer les personnes qui pourront obtenir le statut de réfugié. Celles qui seront refusées devront éventuellement quitter le Canada.

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