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Déneiger son toit : quand passer à l’action?

Les propriétaires de la région de Québec devront être vigilants dans les prochains jours. Les précipitations attendues mardi et mercredi pourraient se transformer en glace et alourdir considérablement le poids sur le toit des maisons.

Un texte de Claudine Pelletier Paquin

Au Québec, les toits sont construits pour supporter le poids d’une accumulation de neige conventionnelle. Cela équivaut, dans la région de la Capitale-Nationale, à 50 livres (environ 23 kilos) au pied carré, explique Guy Simard, conseiller technique à l’Association des professionnels.

Au-delà de l’épaisseur de la neige, c’est donc son poids qui doit être pris en considération quand vient le temps de déterminer s’il faut déneiger ou non. Le type de neige qui recouvre la surface est un indicateur, mentionne M. Simard.

« C’est 10 fois plus pesant de la glace que de la neige et l’eau, on va parler d’une livre de plus que la glace », précise Guy Simard.

Fait à noter, la formation de glace peut se faire de deux manières, soit suite à l’accumulation de pluie ou encore si une toiture est mal ventilée.

Quand s’inquiéter?

La Régie du bâtiment recommande d’agir aussitôt qu’il y a trente pouces de neige. M. Simard mentionne que cette donnée représente surtout un facteur indiquant de rester vigilant. « Il ne faut pas attendre d’avoir un signe pour agir », dit-il.

Des fissures au niveau du plafond ou des murs, des infiltrations d’eau ou encore des portes difficiles à ouvrir à l’intérieur de la maison sont autant de signes à prendre en considération, soutient M. Simard. Les bandes de neige ou de glace qui recouvrent les bordures d’un toit sont un autre indice qu’un déneigement est nécessaire.

Certaines maisons sont aussi plus propices à être déneigées régulièrement, suivant la forme des toits, mais aussi l’environnement autour de la maison ainsi que l’orientation des vents dominants.

Comment s’y prendre?

Avant de s’engager dans ce type de travaux, il importe de bien évaluer les précautions et la manière dont il faut s’y prendre.

Mme Nicole Roy, porte-parole de la Commission des normes, de l'équité de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) explique que l’évaluation doit tenir en compte les risques du déneigement de toits : les chutes, les ensevelissements ainsi que les douleurs suite à l’effort physique et aux mouvements répétitifs en sont des exemples communs, dit-elle.

Lorsque possible, il est préférable de privilégier l’exécution de travaux à partir du sol, à l’aide d’outils et des précautions adéquates. Malgré tout, Mme Roy conseille de faire appel aux entreprises spécialisées afin de minimiser les divers risques.

Selon des informations recueillies mardi auprès d’entreprises de déneigement, les délais pour un déneigement par des professionnels dans la région de Québec varient actuellement entre 3 et 7 jours.

Outre les toits, les abris temporaires sont une autre surface à risque lors d’une accumulation de neige à ne pas négliger.

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