De jeunes amputés de partout au Québec et leurs parents sont rassemblés cette fin de semaine à Québec pour assister à un séminaire de l'Association des Amputés de guerre.

Cette année marque le 70e anniversaire du service des plaques porte-clés. Ce service constitue le seul financement de l'Association et permet aux amputés d'avoir accès plus facilement à des prothèses spécialisées.

Mais au-delà de ses fournitures médicales, les centaines de familles présentes sont venues partager leurs expériences, des discussions qui dans bien des cas aident à accepter une réalité souvent difficile.

Sébastien Fortin a été amputé d'une jambe à l'âge de 3 ans à la suite d'un accident de tondeuse. Rapidement, sa famille l'a amené participer à ses séminaires, qui selon ses propres dires lui ont apporté beaucoup. « Il y avait d'autre monde qui ont vécu la même chose que moi. Je pouvais leur parler. Ça m'aidait » dit le jeune homme, qui est maintenant dans le rôle d'accompagnateur.

Pour les parents, le moment d'échanges est également important. Annie Boyer est la mère d'un jeune amputé. Elle explique que les séminaires lui ont permis de calmer bien des craintes. « En tant que parent, au début quand ça l'arrive on est inquiet pour notre enfant. On ne sait pas ce que l'avenir lui réserve. Au premier séminaire qu'on est venu, on a vu que finalement il va pouvoir être actif comme tous les autres jeunes. »

Des histoires inspirantes

Derrière chacun de ces jeunes se cache une histoire inspirante. Jeffrey Beausoleil, par exemple, est né avec une jambe et un bras en moins. Il assiste également aux séminaires depuis son tout jeune âge. 

Celui qui participe maintenant à des courses extrêmes plaide que ces moments de rencontre l'ont aidé à grandir. « Ça m'a apporté beaucoup de soutien moral et de soutien par rapport à quel genre de prothèse on peut avoir. »

Depuis, Jeffrey Beausoleil a réalisé que son handicap n'était pas une limite. Il continue d'assister aux séminaires pour inspirer d'autres jeunes qui parfois acceptent moins bien leur situation.

« Je trouve que c'est une bonne façon de prouver au jeune qu'on peut tout faire dans la vie. Je voulais prouver aux jeunes justement que les obstacles peuvent être surmontés dans la vie tout comme les obstacles durant une course. »

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