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Dépôt d’une pétition pour autoriser les injections de vitamine C au Québec

Une pétition demandant l'autorisation des perfusions de vitamine C, un traitement non conventionnel réclamé par des patients atteints de cancer afin de soulager leurs symptômes, a été déposée mardi à l'Assemblée nationale.

Un texte de Fanny Samson

Le document parrainé par le député péquiste de Saint-Jérôme, Marc Boursier, a recueilli près de 52 000 signatures.

« C’est une pétition qui est quand même la quatrième plus importante de la 41e législature », soulève M. Bourcier,

Le député était accompagné de Nathalie Prud’homme, qui lutte depuis des années contre le cancer, mais aussi pour l’accessibilité aux injections de vitamine C dans la province.

Atteinte d’un cancer en phase terminale, elle reçoit maintenant des perfusions de vitamine C dans un CLSC de Saint-Jérôme, près de chez elle. Avant d'avoir une autorisation spéciale, qu’elle a obtenue avec l’aide de son député, elle devait se rendre à Ottawa pour obtenir son traitement, puisqu’il n’est pas disponible au Québec.

Nathalie Prud’homme souhaite que tous les patients atteints de cancer puissent recevoir ces injections pour soulager leurs symptômes liés à la maladie ou à la chimiothérapie.

Elle déplore toutefois l'attitude du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui a indiqué avant même le dépôt de la pétition qu’il n’entendait pas autoriser les injections de vitamine C au Québec.

« Qu’est-ce que ça donne de faire tout ça si Monsieur le Ministre prend sa décision une journée d’avance? Il n’est pas supposé les recevoir, les pétitions, et examiner tout ça? », s’interroge-t-elle.

« On demande le gros bon sens, que les médecins se penchent là-dessus, qu’il y ait des études de faites », ajoute Marc Bourcier.

La pétition sera-t-elle acceptée?

Depuis le début du présent mandat, une seule pétition a été acceptée, celle sur la mise en place d’un plan d’action contre maladie de Lyme, souligne l’élu. Elle contenait 9000 noms.

« En espérant que si la pétition l’était, qu’il y aurait une commission parlementaire qui se pencherait là-dessus, qu’ils feraient venir des experts, des personnes, pour analyser la situation. C’est ce qu’il faudrait faire », indique le député de Saint-Jérôme.

Marc Bourcier espère que la décision sera rendue avant la fin de la session parlementaire, le 15 juin.

Nathalie Prud’homme tend aussi une perche aux élus pour que le système de santé québécois s’ouvre aux thérapies complémentaires.

« Je ne parle pas de thérapie alternative, je parle de thérapie complémentaire. Et puis, dans les autres provinces, ils sont très, très ouverts pour ça. Ici, au Québec, il est temps qu’on prenne soin de nos malades », insiste-t-elle.

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