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Des barrières anti-camion-bélier à l'essai à Québec

Alors que les terroristes utilisent de plus en plus des véhicules-béliers pour mener des attentats, la Ville de Québec profite du Carnaval pour mettre à l'essai de nouvelles barrières capables de stopper des camions de 7,5 tonnes.

Un texte de Charles D'Amboise

Entièrement modulables, les barrières de marque Pitagone ont été créées en Belgique à la suite des attentats de Berlin et de Nice, en 2016.

Québec est la première ville en Amérique du Nord à tester ce système, déjà utilisé en France, en Espagne, en Suède et en Australie.

« C’est le seul système certifié à l’épreuve d’aussi gros véhicules », précise Éric Buchlin, chef des opérations de Titan sécurité, l’entreprise qui distribue la technologie au Canada.

En tout, six modules de barrières seront testés pendant le Carnaval de Québec, notamment pendant le défilé qui se tiendra samedi soir.

La Ville souhaite connaître les contraintes d’une telle technologie dans une ville comme Québec ainsi que l’impression qu’elle laissera aux citoyens.

Avantages

La mobilité de ces barrières, qui peuvent être installées en moins de cinq minutes, représente un avantage de taille, selon M. Buchlin. « Par exemple, quand des véhicules d’urgence veulent passer, on peut très bien bouger la barrière et l’équiper de roues. »

Qui plus est, l’installation de ce type de barrière est beaucoup plus simple qu’un bloc de béton, qui doit être déplacé à l'aide de machinerie.

Responsabilité

L'expert en matière de terrorisme Michel Juneau-Katsuya estime que des villes comme Québec n'ont plus le choix de mettre en place de tels dispositifs.

« Ce sont des villes qui sont l’attention médiatique et international où le tourisme est très important. »

Pour ce premier essai, les barrières ont été prêtées sans frais. Si la Ville de Québec souhaite s’en procurer, elle devra débourser près de 2500 $ par module.

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