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Des centaines de citoyens marchent « pour briser l’ignorance »

Une semaine après l'attentat à la grande mosquée de Québec, environ 700 personnes ont pris part à la marche de solidarité dans les rues de Québec à la mémoire des six victimes.

Les participants arboraient des messages de paix et de solidarité : « Nous sommes une famille », « Tous des citoyens égaux », pouvait-on lire sur des affiches.

Le cortège a pris le départ de l'Université Laval un peu avant 13 h pour se rendre à l'Assemblée nationale par le boulevard René-Lévesque. Un deuxième groupe, qui s'était rassemblé près du Musée national des beaux-arts du Québec, s'est joint à la marche à la hauteur de l'avenue Bourlamaque.

Les organisateurs, qui sont des membres du Centre culturel islamique, souhaitaient créer une rencontre entre les musulmans et les citoyens. « On souhaite briser l’ignorance. Nous voulons que les musulmans et non-musulmans marchent côte à côte. C’est une occasion pour qu’on se connaisse plus », explique Smaïl Kalla, un des organisateurs de l’événement.

Les organisateurs ont aussi tendu la main aux proches de l’accusé, Alexandre Bissonnette, en les invitant à se joindre à eux. « [S’ils viennent], ils vont comprendre que les mots haine et vengeance ne font pas partie de la culture islamique », affirme M. Kalla.

Daniel Forget de Lévis a marché avec ses proches pour lancer un message « d'amour, de non-haine et de solidarité ». « C'est le petit geste qu'on peut apporter. » Paul Vermette de Québec, lui, tenait à manifester son « soutien à la lutte contre l'islamophobie ».

Les participants étaient invités à porter un ruban vert, couleur de l'islam.

À la fin de la marche, vers 15 h .quelques personnes ont pris la pris la parole devant l'Assemblée nationale. « Chacun de nous a le devoir de s'éduquer pour comprendre la culture de l'autre, pour réussir le vivre-ensemble et orienter l'humanité vers le bien-être et vers plus de justice sociale », a affirmé Smaïl Kalla devant la foule.

Les organisateurs voulaient également avoir une pensée pour les trois blessés qui reposent toujours à l’hôpital. Deux d’entre eux sont encore dans un état critique, mais on ne craindrait pas pour leur vie.

Par ailleurs, deux des six victimes ont été enterrées dimanche. Mamadou Tanou Barry a été porté à son dernier repos au cimetière du Centre Islamique du Québec, à Laval, tandis que la dépouille d'Azzedine Soufiane a été enterrée dans son pays d'origine, le Maroc.

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