Des conducteurs d'Uber se disent intimidés par des chauffeurs de taxi de Québec. L'un d'entre eux a reçu un œuf sur son véhicule en fin de semaine. La police enquête sur l'incident.

Dans la nuit de samedi à dimanche, Maxime, un chauffeur du service de covoiturage Uber qui ne veut pas dévoiler son nom de famille par peur de représailles, s'est fait lancer un oeuf sur sa voiture alors qu'il circulait à place D'Youville. C'est la deuxième fois qu'il dit être la cible d'un tel projectile.

L'homme dit être certain qu'il a été lancé par un chauffeur de taxi. « J'ai vu la personne, je suis allé voir l'endroit où les taxis se placent pour pouvoir voir c'était quel numéro de taxi », raconte-t-il.

Maxime a tout de suite porté plainte aux policiers et une enquête pour méfait est en cours.

Selon Maxime, les chauffeurs de taxi commettent de plus en plus de gestes menaçants à l'endroit des chauffeurs du service de transport jugé illégal par le gouvernement. « Ils vont nous intimider, ils vont se coller derrière nous en voiture, nous flasher les lumières » relate-t-il.

En réaction à cet évènement, Jean-Nicolas Guillemette, directeur général de Uber pour le Québec, a fait la déclaration suivante à Radio-Canada.

Dimanche soir, un autre conducteur d'Uber affirme avoir été entouré par trois chauffeurs de taxi alors qu'il allait récupérer un passager à la Gare du Palais, en Basse-Ville.

« Il y en a un qui a décidé de me pousser à deux mains de façon très violente », raconte Tom, qui désire lui aussi préserver son identité. Des policiers se sont rendus sur place, mais le jeune homme n'a pas porté plainte.

Une page Facebook dénoncée

Maxime déplore aussi la mise en ligne d'un compte Facebook qui dénonce les conducteurs d'Uber.

Des chauffeurs de taxi y affichent des photos des véhicules d'Uber de même que l'identité des conducteurs et certains renseignements personnels.

« C'est agressif, ça ne devrait pas avoir lieu, c'est de l'intimidation », se plaint Maxime qui est au service d'Uber depuis six mois. Il estime avoir transporté jusqu'ici près de 700 passagers.

Manifestation anti-Uber

Par ailleurs, l'industrie du taxi poursuit sa mobilisation pour dénoncer cette concurrence. Des chauffeurs de plusieurs régions participeront mercredi à un nouveau grand rassemblement devant l'Assemblée nationale.

Ils demandent au gouvernement du Québec d'interdire le service Uber et réclament des mesures immédiates contre ses chauffeurs.

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