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Des chauffeurs de taxi reviennent à la charge contre UberX

Des chauffeurs de taxi du Québec ont manifesté, ce midi, devant l'Assemblée nationale, pour protester contre le transport illégal au Québec et l'implantation du service UberX.

Quelque 350 chauffeurs de taxi et de limousine avaient pris la route le matin de Montréal, Saguenay, l'Est du Québec pour converger à Québec et demander à nouveau des actions contre le service UberX implanté dans plusieurs villes.

Les chauffeurs demandent au gouvernement de mettre fin au service qui permet à des automobilistes d'utiliser leur propre voiture pour offrir un service de covoiturage à moindre coût.

Le porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi, Guy Chevrette, souligne que le gouvernement a déjà statué que le service était illégal, mais estime que la règlementation doit être encore plus sévère pour agir concrètement.

« Il faut absolument une législation qui dirait que celui qui chauffe un taxi de façon illégale, qui n'a pas payé sa licence et les assurances responsabilité pour les citoyens et qui fait de l'évasion fiscale aussi, on suspend le permis », réclame-t-il.

Les chauffeurs soulignent que malgré la saisie temporaire de véhicules des chauffeurs fautifs et l'imposition d'amendes, qu'ils qualifient de ridicules, les infractions se poursuivent.

UberX invité à se légaliser

De son côté, le ministre des Transports, Robert Poëti, a déjà affirmé que le service UberX était illégal et représentait une concurrence déloyale pour l'industrie du taxi. Robert Poëti souligne que la loi est très claire à ce sujet.

« Il s'agit d'un transport commercial rémunéré. J'ai toujours les mêmes propos, on va continuer à contrer cette façon de faire. On a été clairs, j'ai invité les gens d'Uberx à venir demander ou acheter un permis d'intermédiaire de taxi, de faire des propositions qui rentrent dans la légalité. »

Le ministre répète par ailleurs que l'industrie du taxi doit pour sa part continuer de miser sur la modernisation .

« Ce qu'on dit, c'est que la meilleure arme de l'insdutrie contre l'illégalité ou d'autre type de compétition, c'est la qualité du service qu'ils vont donner. »

Une consultation sur l'état de l'industrie du taxi s'est tenue cet été. Le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi a par la suite remis son mémoire dans lequel il a convenu de l'urgence de moderniser l'industrie notamment en offrant une meilleure formation aux chauffeurs.

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