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Des citoyens marchent à la défense des terres des Sœurs de la Charité

Près de 200 citoyens et agriculteurs ont arpenté les rues du secteur agricole de l'arrondissement Beauport, samedi. Ils s'opposent à la décision de l'agglomération de Québec de modifier le zonage des terres, actuellement réservées à l'agriculture.

Près de 200 citoyens et agriculteurs ont arpenté les rues du secteur agricole de l’arrondissement Beauport, samedi. Ils s’opposent à la décision de l’agglomération de Québec de modifier le zonage des terres, actuellement réservées à l'agriculture.

Ancienne propriété des Sœurs de la Charité, ces terres s’étendent sur près de 2 km carrés. Elles ont été cédées à la Fondation Jules Dallaire en 2014. Cette zone est aujourd’hui visée par les plans urbanisation prévus dans le schéma d’aménagement par l’agglomération de Québec.

Le Groupe Dallaire souhaite y développer quelque 6500 unités résidentielles dès le zonage le permettra.

Présente lors du rassemblement, la chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec, Anne Guérette, qualifie cette décision urbanistique d’« inacceptable ». « Il faut absolument tenir un débat, avoir une discussion ouverte pour décider ensemble de ce qu'on veut faire de nos terres agricoles. »

Mme Guérette dénonce d’autant plus la démarche de consultation du maire Labeaume dans le dossier. « Dans la première mouture du schéma d'aménagement, sa décision était déjà prise », lance-t-elle envers celui qui préside l’agglomération de Québec.

La présidente de l’UPA Québec-Jaques-Cartier, Luce Bélanger, manifeste elle aussi son désaccord envers l’agglomération, qui ne prend pas compte du « potentiel de cette zone agricole », selon elle.

Plusieurs citoyens s’inquiètent aussi de voir disparaître une zone agricole dans un secteur près de la ville. « Avoir un petit noyau de verdure en ville pour nourrir la population, c’est extrêmement utile et ça a une valeur inestimable pour le moment », explique Mireille Bonin, porte-parole de l’organisme Voix citoyenne, qui a organisé le rassemblement.

Les Sœurs de la Charité, qui avaient acquis ces terrains à la fin du 19e siècle, y ont aussi cultivé durant des années des aliments afin de répondre aux besoins alimentaires de l'Institut universitaire en santé mentale de Québec.

Initialement prévues en juin, des consultations publiques sur la révision du schéma d’aménagement se tiendront du 29 au 31 août.

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