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Des commerçants touchés par la grève des traversiers

Des commerçants affirment ressentir une diminution de leurs affaires en raison de la grève générale illimitée qui paralyse le service de traversiers entre Québec et Lévis.

La microbrasserie le Corsaire, un bar populaire situé dans le secteur de la traverse à Lévis, prétend perdre de 1000 $ à 2000 $ par jour, et ce, seulement pour les cinq à sept habituels. Des clients ont décidé d'annuler leurs réservations.

Cette diminution de l'achalandage force par ailleurs la direction de l'établissement à réduire les heures de travail de son personnel, mentionne le propriétaire, Martin Vaillancourt.

« Il y en a pour qui on a dû réduire leurs heures quasiment de 75 %, des nouveaux en plus qu'on venait d'engager. Au niveau des cuisiniers, la même chose, on coupe partout, on essaie de restreindre les dépenses au minimum », dit-il.

Le restaurant Barbacoa, de la rue Saint-Laurent, juste en face de la traverse, note pour sa part une baisse d'achalandage d'environ 50 %.

Pressions politiques

Les pressions politiques s'accentuent pour que le service reprenne à la traverse Québec-Lévis.

Ce soir, la Ville de Lévis va adopter une résolution demandant au gouvernement provincial de reconnaître la traverse Québec-Lévis comme service essentiel.

Le maire Gilles Lehouillier croit que l'interruption complète du service constitue une menace pour la santé des malades qui doivent par exemple suivre des traitements de radiothérapie à l'Hôtel-Dieu de Québec.

Les officiers de navigation et de la salle des machines des traversiers ont déclenché la grève la semaine dernière. Le syndicat soumet cette semaine les offres patronales au vote secret des grévistes. Les assemblées se tiennent dans les cinq régions touchées et la dernière à se prononcer sera la région de Québec, jeudi.

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