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Des écrivains à la défense de la liberté d'expression

Trois monuments en hommage à des écrivains contraints au silence ont été aménagés ce matin à la place d'Youville. Le PEN international, qui tient son 81e congrès à Québec, a symbolisé leur absence par des chaises vides.

L'organisation internationale qui défend la liberté d'expression écrite a érigé les monuments en l'honneur des écrivains emprisonnés Raif Badawi et Amanuel Asrat ainsi que du journaliste assassiné, Juan Carlos Argenal Medina.

Présente mercredi matin, l'épouse de Raif Babawi, Ensaf Haidar, s'est dite honorée par l'appui du PEN. « PEN international est solidaire avec nous depuis le début. Je remercie tout le monde d'être avec nous. »

Environ 25 personnes ont respecté une minute de silence dédiée au blogueur saoudien, condamné depuis 2012 à 10 ans de prison et à 1000 coups de fouet à la suite de ses écrits.

« Trois écrivains qui ont eu le courage de prendre la parole - et la plume - dans leur pays. Ils nous exhortent à agir, assis comme autant d'âmes fantômes sur ces chaises. Ils exigent de notre part que nous protestions, que nous intervenions en leur faveur », a mentionné Émile Martel, président du Centre québécois du PEN international.

Jusqu'au 16 octobre, le 81e congrès du PEN international à Québec rassemblera à Québec 270 écrivains en provenance de 84 délégations et de 73 pays.

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