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Des employés du CHU de Québec dénoncent leurs conditions de travail

Une cinquantaine d'employés du CHU de Québec se sont rassemblés mardi devant l'Hôpital du Saint-Sacrement pour dénoncer la pénurie de main-d'oeuvre et la détérioration des conditions de travail qui en découlent.

Selon le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la catégorie 2, qui représente le personnel paratechnique, 883 cas de détresse psychologique ont été répertoriés dans les derniers mois.

« Nous, on est à peu près 2700 membres dans notre syndicat. Alors 883 cas, ce n'est pas bénin », souligne la présidente Chantal Cauchon.

Elle affirme que pendant que les employeurs du privé améliorent les conditions de travail pour être plus compétitifs en cette période de pénurie de main-d’oeuvre, « c’est l’inverse qui arrive » dans le réseau de la santé.

Chantal Cauchon dénonce notamment la création de postes d’équipes volantes rotatifs. Les employés n'ont donc aucune stabilité.

Elle ajoute qu'il y a eu des embauches de préposées bénéficiaires, un secteur où la pénurie est grande, mais parmi ces employés, plusieurs sont de futurs infirmiers ou infirmières.

« Souvent, dans une embauche d'environ 20 ou 25 personnes préposées aux bénéficiaires, des fois on en a 1, des fois on en a 2 qui lèvent la main quand on demande : êtes-vous des préposées de carrière? », souligne-t-elle.

Durant le rassemblement du syndicat, le conseil d’administration du CHU de Québec tenait une séance. Chantal Cauchon en a profité pour se faire entendre. Selon le syndicat, la direction tient à collaborer et s’engage à trouver des solutions.

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