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Des étudiants formés pour contrer la violence sexuelle à l'Université Laval

L'Université Laval cherche des solutions innovantes pour lutter contre les violences à caractère sexuel. Pour y arriver, elle offre une nouvelle formation: Témoins actifs. Des étudiants, chapeautés par des spécialistes, forment d'autres étudiants à détecter les situations périlleuses. Il s'agit de l'une des mesures mises de l'avant dans le rapport final qui sera remis à la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, pour sa tournée de consultation.

Un texte de Stéphanie Tremblay

Le Centre de prévention et d'intervention en matière de harcèlement (CPIMH) de l'Université Laval a mené une vaste consultation pour prendre le pouls de sa communauté sur trois thèmes: la prévention et la sensibilisation, la sécurité des personnes et la gestion des plaintes.

Le sondage a été mené,

l'automne dernier, par le biais d'un questionnaire en ligne et de séances publiques. La consultation s'est déroulée dans la foulée d'une série d'incidents à caractère sexuel qui se sont déroulés sur certains campus universitaires, ce qui avait vivement fait réagir la ministre Hélène David.

La ministre entreprend une tournée régionale de consultations sur le sujet à compter de mardi au Cégep de Chicoutimi. Cette tournée la mènera à Sherbrooke, Québec, Gatineau et Montréal au cours des prochaines semaines.

Sondage peu populaire

Bien que le taux de réponse du sondage mené à l'Université Laval soit faible, 547 répondants sur 68 009 destinataires, des constats se dessinent dans le volumineux rapport de 123 pages remis à la ministre David. L'implication des étudiants et des employés est décrite comme étant essentielle pour prévenir les agressions sexuelles.

Partant de ce principe, la nouvelle formation Témoins actifs a été mise sur pied la semaine dernière. Cette formation de 3 heures s'adresse aux étudiants et est donnée par des étudiants, sous la supervision du Centre de prévention et d'intervention en matière de harcèlement.

« La formation habilite les étudiants à repérer les situations de violence sexuelle et les signes de non-consentement, et elle les habilite par la suite à intervenir », selon la directrice du Centre, Josée Laprade. Les étudiants nouvellement formés pourraient ainsi être appelés à intervenir lors de contextes plus propices aux situations malencontreuses, comme les initiations de début d'année par exemple.

Il semble que la formation soit très prisée déjà. Les séances prévues au cours des prochaines semaines affichent complet.

Autres pistes de solution

D'autres pistes de solutions sont mises de l'avant dans le rapport. Par exemple, favoriser la création d'un réseau de vigie à l'Université, avec des employés qui pourraient intervenir en première ligne auprès des victimes et les référer aux ressources fait partie des objectifs. Ou encore la poursuite de la campagne provinciale Sans oui, c'est non!.

L'Université Laval pourra présenter le fruit de son travail de réflexion le 23 février prochain, lorsque la ministre Hélène David s'arrêtera à Québec dans le cadre de sa tournée régionale de consultation.

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