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Des experts internationaux en radicalisation à Québec cet automne

La ville de Québec sera l'hôte d'une conférence internationale sur les jeunes et la radicalisation les 31 octobre et 1er novembre prochains. L'événement, organisé par l'UNESCO et le gouvernement du Québec, s'intitule Internet et la radicalisation des jeunes : prévenir, agir et vivre ensemble.

Entre 250 et 300 experts de gouvernements, d'organisations internationales, du secteur privé et du milieu universitaire se réuniront au Centre des congrès de Québec pour partager leurs connaissances et les meilleures pratiques en prévention de la radicalisation. Des jeunes qui ont été victime de radicalisation seront aussi invités à partager leur expérience.

L'organisation de cette conférence s'inscrit dans la foulée du plan d'action contre la radicalisation présenté l'été dernier par le gouvernement Couillard et de la première conférence internationale sur le sujet organisée par l'UNESCO, en juin 2015.

« C'est une belle façon de montrer à la face du monde ce que le Québec fait et en même temps d'apprendre des autres, ce que les autres peuvent nous apporter pour enrichir notre plan d'action », a déclaré la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, entourée de représentants de l'UNESCO et du maire de Québec, Régis Labeaume.

La conférence ne vise pas directement le radicalisme islamique. « Ça ne sert à rien de pointer le doigt à un groupe ou une religion en particulier, parce que le problème est beaucoup plus répandu. Que ce soit les gangs en Amérique latine, les gens qui réagissent à la vague d'immigrants en Europe, nous on le voit plus largement », a expliqué le directeur de la Division des sociétés du savoir de l'UNESCO, Indrajit Banerjee.

Un comité scientifique a été formé pour orienter et cibler les interventions des conférenciers. Trois experts québécois en font partie, soit Herman Okomba-Departice, directeur du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence de Montréal, David Morin, professeur à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke et Martine Faille, du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion.

Le gouvernement du Québec a prévu une somme de 500 000 $ pour l'organisation de l'événement, dont la facture totale est estimée entre 750 000 $ et 800 000 $, selon la ministre St-Pierre.

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