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Des indemnisations jugées insuffisantes pour les donneurs d'organes

Des voix s'élèvent pour réclamer un meilleur soutien financier pour les personnes qui doivent quitter la province afin d'effectuer un don d'organe. Plusieurs donneurs paient actuellement des milliers de dollars de leur poche pour se faire opérer un peu partout au pays.

Le programme canadien de dons croisés a permis à Louis Trudel de recevoir un rein d'un inconnu. Pour cela, sa conjointe Louise Rochette a cependant dû donner un de ses reins à une personne en attente de greffe dans une autre province.

« Dans mon cas, le chirurgien demandait à ce que je reste 10 jours après l'opération. Ça veut vraiment dire deux semaines de déplacement, car il faut arriver avant pour rencontrer l'équipe », explique-t-elle.

Aux frais de son voyage, il a fallu ajouter ceux de son fils qui l'accompagnait et qui l'a soutenu dans sa convalescence. Au total, le déplacement a coûté près de 3500 $. Le soutien du gouvernement québécois s'est élevé à 1400 $.

Louise Rochette ne croit pas qu'il soit normal qu'elle doive assumer des frais aussi importants, alors que son rein a sauvé la vie d'un Canadien qui attendait depuis des années un donneur compatible.

Un programme à améliorer

Chez Transplant Québec, on est bien au fait des coûts qui sont souvent assumés par les personnes qui participent au programme canadien de dons d'organes croisés. Depuis quelques années, le gouvernement québécois verse des indemnités aux proches de malades qui effectuent des dons à l'extérieur de la province.

« Cette mesure est là depuis 2011. Est-ce qu'elle pourrait être améliorée? C'est sûr que oui », estime Sylvain Lavigne, chef adjoint des services cliniques à Transplant Québec.

La Fondation canadienne du rein est plus incisive.

Selon Martin Munger, le programme doit faire en sorte que les dons vivants n'entraînent pas de déboursés pour les donneurs.

« C'est un geste d'une extrême générosité. C'est certain que les gens qui font ce geste ne devraient pas en plus devoir débourser de leur poche », tranche-t-il.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, n'était pas disponible pour nous accorder une entrevue dans ce dossier.

D'après un reportage de Nicole Germain.

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