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Des lacunes dans la gestion de l'entretien des véhicules à la Ville de Québec

Les véhicules qui appartiennent à la Ville de Québec ne bénéficient pas d'un plan d'entretien adéquat. C'est ce qui ressort du rapport annuel du vérificateur général pour l'année 2015. La gestion des contrats informatiques est aussi montrée du doigt.

Dans son rapport, le nouveau vérificateur général, Michel Samson, soulève des lacunes importantes dans l'entretien des équipements motorisés. Bien que les exigences légales soient respectées, le vérificateur soutient que la planification des travaux d'entretien par le Service de la gestion des équipements motorisés est déficiente.

La Ville de Québec possède 1800 véhicules, dont près de la moitié sont utilisés par le service de police. Ces véhicules nécessitent un entretien de base régulier, comme les inspections mécaniques, les changements d'huile ou des transformations saisonnières.

Le problème, c'est que ces travaux ne sont pas planifiés. De plus, les besoins d'entretien sont rarement pris en compte lors des appels d'offres pour les acquisitions de véhicules.

Reste à savoir si ce manque de planification peut avoir des conséquences sur le plan de la sécurité, ou encore si cette planification déficiente peut causer des retards dans les opérations de déneigement par exemple. Le vérificateur admet ne pas avoir analysé ces aspects. Il recommande une meilleure planification à l'aide du logiciel existant et que les employés soient mieux formés pour l'utiliser.

Paul Shoiry inquiet

Selon le chef de l'opposition officielle, un tel constat est inquiétant. Paul Shoiry estime que la Ville doit être dotée de véhicules adéquats et bien entretenus.

« La Ville a besoin de revoir toute la gestion des équipements motorisés, soutient-il. Il y a énormément de correctifs à apporter. Le vérificateur général a beaucoup insisté là-dessus. »

Pas assez de soumissionnaires

La Ville de Québec doit aussi être plus vigilante lorsqu'elle octroie des contrats informatiques afin de favoriser une meilleure concurrence et des prix plus compétitifs. C'est l'autre élément important qui est mis en lumière par Michel Samson.

De janvier 2012 à juin 2015, 155 contrats informatiques ont été octroyés par la Ville, pour un total de 60,1 millions de dollars. Or, seulement 15 fournisseurs se sont partagé la majeure partie des sommes allouées. Et pour le quart des contrats, soit 26 % des appels d'offres, il n'y avait qu'un seul soumissionnaire.

Le vérificateur général croit qu'il n'y a pas suffisamment de rotation chez les fournisseurs et qu'une meilleure analyse du comportement du marché doit être faite. Michel Samson évoque la possibilité de scinder en deux les contrats les plus importants.

Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec, Jonathan Julien, s'est montré ouvert à ces recommandations. « C'est vrai que parfois, de réduire l'étendue de certains contrats permettrait à d'autres firmes de soumissionner. On va prendre acte des constats. »

Jontahan Julien est persuadé que le personnel qui gère les contrats liés aux technologies de l'information sera en mesure d'apporter les correctifs nécessaires.

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