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Des maisons d'hébergement réclament plus de financement

Les quelque 800 membres de l'Association des ressources intermédiaires en hébergement du Québec s'impatientent face à la lenteur des négociations avec le gouvernement.

Les ressources intermédiaires hébergent quelque 12 000 personnes âgées, handicapées ou déficientes intellectuelles au Québec. Ce sont des maisons d'hébergement qui offrent des services entre « le domicile et le CHSLD » et qui relèvent du réseau de la santé et des services sociaux.

Leur entente est échue depuis 2015. « Actuellement, il y a des négociations et on fait du sur place », dénonce Manon Charpentier, une administratrice de l'Association.

L'organisation réclame notamment un meilleur financement qui permettrait d'offrir des salaires concurrentiels aux employés. « Il y a un 10 $ l'heure facile de moins entre nos employés et les employés du secteur public », fait valoir la porte-parole de l'Association.

« On n'arrive pas à avoir une attraction et une rétention de personnel qui est le même qu'au public. C'est notre difficulté », déplore-t-elle.

D'autant plus que les préposés aux bénéficiaires qui travaillent dans ces résidences donnent plus de soins que ceux du réseau public, soutient Manon Charpentier, propriétaire de deux résidences intermédiaires.

« On ne peut pas compétitionner, même si on tente d'avoir les meilleures conditions de travail possible à long terme. »

Les représentants des ressources intermédiaires souhaitent également avoir un fonds pour la formation du personnel, qui est actuellement formé « sur place ». L'argent disponible est insuffisant, selon Manon Charpentier.

La représentante de l'Association a rencontré le député libéral de Montmorency, Raymond Bernier, dans l'espoir que son message sera entendu par le gouvernement.

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