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Des milliers de syndiqués de la fonction publique manifestent à Québec

Quelque 70 000 employés de l'État dans la région ont pris part à la première de deux journées de grève du Front commun intersyndical. Les manifestations ont culminé sur l'heure du midi par un rassemblement des milliers de syndiqués au parc de la Francophonie sur la colline Parlementaire.

Les enseignants de toutes les commissions scolaires et des cégeps, des fonctionnaires ainsi que des travailleurs de la santé sont en grève dans la grande région de Québec jusqu'à samedi.

Ils se sont d'abord fait entendre devant plusieurs édifices gouvernementaux à Québec. Puis, ils ont marché jusqu'à l'Assemblée nationale avant de se rendre ensuite au parc de la Francophonie, situé juste derrière.

« La mobilisation se poursuit pour intensifier la pression sur le Conseil du trésor pour en arriver à un règlement négocié », a clamé le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Le Front commun syndical qui réunit cinq centrales syndicales (CSN, CSQ, FTQ SFPQ et APTS) dénonce la dernière offre gouvernementale, mais garde espoir d'en arriver à une entente.

Pour Jacques Létourneau, le gouvernement a tort de parler d'offre bonifiée de 1,7 milliard de dollars. Selon lui, il faut considérer seulement les 550 millions de dollars ajoutés pour la relativité salariale.

Le président de la CSN se dit persuadé qu'il y a « encore de la marge de manœuvre pour négocier ». Les syndicats préparent une contre-proposition qu'ils entendent présenter au gouvernement d'ici une semaine.

Le Trésor hausse le ton

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a soutenu que les syndicats du secteur public devraient recommencer à négocier plutôt que de prendre la population en otage.

« Ce que les syndicats doivent faire à ce stade, c'est de revenir le plus tôt possible aux tables de négociations, parce que c'est là que ça se passe. Ce n'est pas dans la rue que ça se passe », a déploré Martin Coiteux.

Le ministre Coiteux refuse encore de fixer une date butoir aux négociations. 

Escorte policière

Les syndiqués ont dressé leur piquet de grève sous bonne escorte policière ce matin devant les bureaux du ministère du Revenu et l'édifice Marie-Guyart.

Le 27 octobre, des manifestants avaient retardé l'entrée au travail de cadres et d'employés non syndiqués. Hier, une injonctiona été obtenue par le gouvernement pour permettre l'accès et la libre circulation aux édifices gouvernementaux pour les deux journées de grève.

Des agents de sécurité étaient aussi postés à l'extérieur des bureaux du ministère du Revenu de la rue Marly à Québec.

En début de semaine, la direction de Revenu Québec s'est attiré les foudres des syndiqués en demandant à ses employés non grévistes d'éviter de sortir à l'heure du dîner. On leur mentionnait qu'ils ne seraient pas payés s'ils quittaient les lieux pour aller manger et que les manifestants les empêchaient de rentrer au travail.

Revenu Québec s'est ravisé après avoir été mis en demeure par le Syndicat de professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Une autre journée de grève, la troisième cet automne dans la région, se tiendra vendredi. Trois autres journées de débrayage sont prévues au début de décembre dans toutes les régions du Québec si aucune entente avec le gouvernement n'est conclue d'ici là.

Voici la liste des services et établissements qui sont touchés par la grève, jeudi : (Cliquez sur les titres en gras pour faire afficher ou pour fermer la liste)

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