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Des mocassins trouvés à Toronto confiés au Musée de Wendake

Flâner dans un magasin d'antiquités et trouver, par hasard, un objet historique dont la place est dans un musée. Cette histoire digne des aventures de Tintin ou d'Indiana Jones vient d'être vécue par une Ontarienne.

Au début du mois d'août, dans un magasin de Toronto, Joanne Doucette a déniché une paire de mocassins rares fabriqués il y a plus de 60 ans par une personne autochtone.

L'historienne de formation aux origines autochtones n'en croyait pas ses yeux quand elle a aperçu cette paire de mocassins qui traînait sur les étagères d'un magasin d'objets rétro, rue Gerrard, à Toronto.

Joanne Doucette a reconnu la technique de fabrication utilisée autrefois par le peuple huron-wendat. La propriétaire du magasin a accepté de lui donner les mocassins. Mme Doucette est entrée en contact avec le Musée huron-wendat, à Québec.

Une pièce de plus pour le Musée huron-wendat

L'équipe du Musée, aussi surprise que ravie de recevoir un tel don, a rapidement confirmé l'authenticité de l'objet.

« Depuis l'ouverture du musée, en 2008, c'est seulement la troisième ou quatrième fois qu'une personne nous contacte depuis l'extérieur du Québec, se réjouit Michel Savard, le responsable des collections. C'est évidemment très encourageant ».

Le Musée possédait des mocassins d'hiver de la même époque, mais uniquement des paires destinées aux adultes.

Ces mocassins pour enfants, cousus en partie à la main avec des poils d'orignal, sont les premiers de cette époque à être acquis par le Musée huron-wendat.

« Nous avons un peu de travail à effectuer avant d'exposer ces mocassins, explique Michel Savard. Mais ils pourraient être rapidement intégrés à notre collection permanente ».

Lundi, il a envoyé une lettre à Joanne Doucette, écrivant notamment : « je tiens à vous remercier pour ce magnifique don que vous nous faites. Ces petits mocassins seront conservés pour les sept générations à venir ».

Joanne Doucette, pour sa part, se réjouit de l'attitude de la responsable du magasin.

« Je suis ravie de voir que les mocassins reviennent dans leur communauté d'origine. Il y a tellement d'objets "perdus", ou plutôt "volés", qui n'appartiennent plus aux Premières Nations. »

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