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Des municipalités prêtes à collaborer pour sauver le lac Saint-Charles

Les faits sont indéniables. Le lac Saint-Charles vieillit prématurément et plusieurs maires de la couronne nord sont prêts à collaborer avec la Ville de Québec pour sauver la principale source d'eau potable de région.

« Si vous travaillez tout seul dans votre coin, vous ne voulez pas parler à personne, je vous avertis qu'il va y avoir des problèmes », a lancé Régis Labeaume à l'intention des municipalités qui avaient critiqué l'adoption d'un moratoire de trois mois sur l'octroi de nouveaux permis de construction dans le bassin versant du lac Saint-Charles.

Le maire de Québec doit d'ailleurs rencontrer les élus des principales municipalités de la couronne nord dans les semaines à venir. Trois maires de la région se sont présentés à l'hôtel de ville lundi soir pour assister au comité plénier pendant lequel des experts sont venus dresser un portrait de la situation.

« Si mes conseillers ont accepté de rencontrer M. Labeaume, je pense que c'est un bon pas », a commenté Louise Brunet, mairesse de Lac-Beauport.

Le maire de Stoneham, Robert Miller, souhaite lui aussi faire partie de la solution et s'est engagé à discuter avec les conseillers municipaux de sa municipalité. « J'ai six conseillers que je considère tous indépendants. Ils sont très imprévisibles. Ils ont tous des visions différentes », a relaté l'élu de Stoneham.

Dans les derniers jours, Régis Labeaume a souvent montré Stoneham du doigt pour avoir octroyé une soixantaine de permis de construction juste avant l'entrée en vigueur du moratoire.

Robert Miller a rejeté ces critiques en soutenant que ce n'est pas les élus qui accordent les permis, mais plutôt les fonctionnaires municipaux. « Ils n'ont pas à demander l'autorisation du maire », s'est défendu M. Miller.

Collaboration essentielle

Au yeux de l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL), la collaboration entre les municipalités de la Communauté métropolitaine de Québec est essentielle à la réussite du projet.

« C'est 84 % de l'eau du lac qui arrive de Stoneham. C'est sûr que si Québec ne s'entend pas avec Stoneham, il ne pourra pas arriver rien de bon », insiste la directrice générale de l'organisme.

Mélanie Deslongchamps applaudit au passage l'initiative de la Ville de transformer 246 terrains municipaux en réserve naturelle. « Ça fait des années qu'on demande d'investir. C'est sûr que c'est une bonne nouvelle. Maintenant, il va falloir passer à l'action », prévient-elle.

Selon l'APEL, il n'est pas trop tard pour sauver le lac Saint-Charles. Il faudra cependant un effort concerté de tous les acteurs de la région et les résultats ne seront pas immédiats. Le rétablissement du lac pourrait prendre quelques décennies.

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