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Des opposants au registre des armes à feu à la recherche d'appuis

Environ 200 manifestants se sont rassemblés dimanche matin devant le bureau de la députée libérale Véronyque Tremblay à Québec pour dénoncer la création d'un registre québécois des armes à feu.

La députée n'a pas été choisie au hasard. Avant de grossir les rangs du Parti libéral en 2015, elle était journaliste au FM 93. À ce moment, elle jugeait la création d'un nouveau registre inutile et trop coûteuse.

Véronyque Tremblay est allée à la rencontre des manifestants vers 11 h. Elle a expliqué qu'à l'époque elle avait exprimé son opinion personnelle et qu'aujourd'hui elle avait le devoir d'écouter ses électeurs.

« Quand je me promène dans ma circonscription, j'ai des gens qui disent : "Ce qui est important, c'est qu'on ait le meilleur registre possible, qui coûte le moins cher possible et qui soit le moins contraignant possible pour les chasseurs". Ce que j'entends le plus, c'est ça. J'entends respecter ça et faire valoir ce que j'entends », a déclaré la députée de Chauveau.

Si le projet de loi est adopté, les armes d'épaule devront être enregistrées et burinées.

Les manifestants demandent à ce que le projet de loi fasse l'objet d'un vote libre, sans ligne de parti.

La majorité des députés semble appuyer la création d'un nouveau registre, mais certains ont exprimé des réticences, tant au Parti libéral qu'au Parti québécois.

La députée indépendante Sylvie Roy est la seule à s'être formellement opposée au projet de loi. Une pétition sur le site web de l'Assemblée nationale a récolté 22 000 signatures de gens qui ne veulent pas d'un nouveau registre.

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