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Des pantalons de camouflage qui dérangent au palais de justice

Le port de pantalons de camouflage par les constables spéciaux insatisfaits des négociations avec le gouvernement irrite certains juges dans les palais de justice.

Jeudi matin au palais de justice de Québec, la juge Chantal Pelletier a demandé à un constable vêtu d'un jean de sortir de sa salle, ce qu'il a fait.

La juge Pelletier a invité un homme qu'elle venait de condamner à 15 mois de prison pour production de cannabis à se rendre jusqu'à l'agent correctionnel qui l'attendait.

Habituellement, c'est le constable qui assure la sécurité dans la salle et qui dirige les nouveaux détenus jusqu'à la détention.

À Chicoutimi, le juge François Huot a également demandé à un constable vêtu d'un pantalon de camouflage de sortir de sa salle lors du procès devant jury d'Yves Martin accusé de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort.

Pour des raisons de sécurité, l'accusé qui est détenu a été déplacé derrière une grande fenêtre dans la salle d'audience. Le juge Huot a précisé qu'il s'agissait tout simplement d'une conséquence de l'absence des constables.

Le juge a indiqué avoir demandé aux constables de revêtir l'uniforme s'ils voulaient revenir dans la salle d'audience pour respecter le décorum.

Pour l'instant, les constables spéciaux sans uniformes sont tolérés par les autres juges du palais de justice de Québec.

Négociations

Les constables spéciaux, qui n'ont pas le droit de grève, ont repris les moyens de pression afin de dénoncer les lenteurs dans les négociations avec le gouvernement.

En plus des jeans ou du pantalon de camouflage, les 350 constables du Québec sont aussi invités par leur syndicat à porter le t-shirt avec une étoile de shérif.

La convention collective des constables est échue depuis le 31 mars 2015. Les négociations achoppent principalement sur leurs conditions salariales.

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