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Des parents en cour contre une association de hockey mineur

Un litige opposant les parents de trois jeunes hockeyeurs et l'Association de hockey mineur de Charlesbourg (AHMC) se retrouve devant les tribunaux.

Un texte de Yannick Bergeron

La Cour supérieure est intervenue, à la demande des parents, pour que trois frères de 9, 10 et 12 ans puissent continuer à jouer au sein de l'Association.

Le conflit a pris naissance lorsque les parents ont exigé que leur plus jeune enfant ne joue pas sous les ordres d'un entraîneur en particulier.

Son grand frère avait déjà joué pour cet instructeur.

« Nous avons été obligés de rebâtir la confiance de notre enfant », affirment les parents dans leur plainte écrite, envoyée le 5 septembre à l'Association.

Ils estiment que l'entraîneur en question « n'est pas là pour le bien des enfants et leur apprentissage », sans donner plus de détails.

Au surplus, ils accusent la femme de cet entraîneur « d'avoir sali leur réputation auprès d'autres parents ».

Insatisfaction « générale »

Ils terminent leur plainte en indiquant qu'ils vont entreprendre des démarches judiciaires, si jamais leur plus jeune fils devait se retrouver sous les ordres de l'entraîneur visé.

Après avoir reçu la plainte, l'AHMC a tenu un conseil d'administration d'urgence au cours duquel les membres décident d'expulser les trois enfants.

Dans une lettre adressée aux parents le 10 septembre, l'Association souligne au père que ce dernier démontre « une insatisfaction générale et récurrente envers les services que nous sommes en mesure d'offrir ».

La lettre signée par le président de l'AHMC précise que le père a « multiplié les situations problématiques et conflictuelles avec des entraîneurs, des gérants et des membres de l'Association ».

La missive est accompagnée d'un chèque de 1000 $ à titre de remboursement des coûts d'inscription.

Injonction

Les parents ont réagi en obtenant une injonction provisoire de la Cour supérieure forçant l'Association à garder les trois jeunes joueurs.

Ils ont fait valoir que les matchs pour former les équipes étaient en cours et qu'il était trop tard pour inscrire les trois frères dans une autre association de hockey mineur.

L'injonction vient d'être prolongée jusqu'au 4 octobre, à la demande des deux parties.

Les avocats des parents et de l'Association sont en pourparlers en vue de parvenir à une entente.

Casse-tête

Le directeur général de l'AHMC, Jérôme Martel, n'a pas voulu accorder d'entrevue sur ce cas particulier « pour le bien des enfants impliqués ».

Il a par contre indiqué être confronté à de nombreuses demandes de parents qui voudraient choisir un entraîneur ou en éviter un autre, ou encore que leur enfant soit dans la même équipe qu'un voisin.

Si le directeur général n'a pas voulu commenter le litige qui se retrouve devant les tribunaux, il précise que les frais d'avocats ne sont pas payés par son association.

C'est Hockey-Québec, par sa compagnie d'assurance, qui en assume les frais.

Joint par Radio-Canada, le père des jeunes hockeyeurs n'a pas non plus voulu commenter la situation.

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