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Des parents se mobilisent pour sauver les jouets du parc Roland-Asselin dans Limoilou

Des citoyens se mobilisent pour conserver les jouets en libre-service laissés à la disposition des enfants dans le parc Roland-Asselin, à Québec.

La Ville ne tolérera plus dès la semaine prochaine les jouets répartis dans ce petit parc triangulaire situé à l’intérieur de trois ruelles du Vieux-Limoilou qui s'entrecoupent. Un avis affiché par la Ville à l’entrée du parc invite les parents à ramasser les jouets d’ici lundi, après quoi la Ville s’en chargera.

Des membres de la Société de la ruelle du parc Roland-Asselin, qui regroupe des résidents du secteur, se sont plaints de la dégradation rapide du parc en raison du trop grand nombre de jouets laissés à l’abandon.

« On voit qu'il y a des gens qui viennent littéralement se débarrasser des jouets dont ils n'ont pas besoin », explique Alexis Bélanger qui est voisin du Parc Roland-Asselin.

La conseillère municipale, Suzanne Verreault, souligne que la Ville a dû prendre la décision d’interdire les jouets pour assurer la sécurité et la propreté du secteur.

« Depuis l’automne dernier, il s’est avéré que les jouets se sont mis à se multiplier dans le petit parc, sans qu’ils appartiennent à personne. C’est devenu un peu comme un dépôt à jouets », souligne Mme Verreault.

Mobilisation citoyenne

Marie-Michèle Gagnon, mère de la petite Léonie, 2 ans, qui s'amuse au parc, admet qu’il y a parfois trop de jouets. Elle trouve toutefois dommage qu’une solution aussi draconienne soit envisagée.

« J'ai été un peu déçue. J'ai vu des réactions communes comme la mienne. Je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose. On a donc formé un comité non officiel. Il faut juste s’arranger pour que les gens se responsabilisent, mais il faut permettre de garder les jouets dans le parc », estime-t-elle.

Projet pilote

Raymond Poirier, président du Conseil de quartier du Vieux-Limoilou, abonde dans le même sens. Il propose un projet pilote pour responsabiliser les usagers du parc. Il le présentera à une séance du conseil municipal, la semaine prochaine.

« Le projet pilote pourrait permettre par exemple la mise en place d’un bac à jouets communautaire. Évidemment, dans le contexte de la mise en place d’un bac à jouets, il faudrait un groupe autogéré. Des parents qui pourraient superviser l’entretien, la surveillance et la gestion de ce bac-là », explique M. Poirier.

Les parents d'enfants qui fréquentent le parc organisent samedi une corvée pour ramasser les jouets et leur trouver un emplacement temporaire. D’ici à ce que la Ville change d’avis, espèrent-ils.

Avec les informations de Pascale Lacombe

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