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Des personnes atteintes de la maladie de Lyme lancent un SOS

Une centaine de personnes touchées par la maladie de Lyme se sont rassemblées samedi au parc de la Francophonie, à Québec. Elles souhaitent ouvrir les yeux de la population et des autorités publiques face à cette maladie qui est en progression, au pays.

« Le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie-là, c’est de savoir qu’elle existe », croit Annie Roussy, vice-présidente de l’Association québécoise de la maladie de Lyme, qui organisait l’événement.

À l’instar d’autres participants à la manifestation, Mme Roussy indique qu’obtenir un diagnostic de maladie de Lyme relève d’un véritable parcours du combattant, au Québec et au Canada.

Pour de nouveaux protocoles

L’Association réclame en effet une révision des protocoles québécois et canadien pour la détection de la maladie, qui est parfois confondue avec d’autres conditions médicales.

Pour cette raison, des citoyens convaincus d’avoir la maladie de Lyme se rendent parfois aux États-Unis pour obtenir leur diagnostic. C’est justement ce que Mme Roussy a fait, tout comme son conjoint et son fils; ils avaient tous les trois reçu un diagnostic négatif lors de leurs tests au Québec.

« On a été obligés de les faire faire aux États-Unis. Heureusement, on a eu un médecin qui a été ouvert, ici au Québec, qui a reconnu qu’on avait la maladie de Lyme et qui nous a traités. On a répondu parfaitement au traitement tous les trois. »

Une maladie en progression

En 2010, le Québec ne déclarait que 14 personnes atteintes de la maladie de Lyme; en 2016, ce nombre a grimpé à 179. Le fait que les hivers québécois sont moins froids qu’auparavant peut contribuer à expliquer la progression de la maladie dans la province, selon le gouvernement.

Au-delà du diagnostic, un autre problème relevé par l’Association concerne le traitement de la maladie de Lyme. Mme Roussy affirme que les traitements antibiotiques offerts par certains médecins ne sont pas assez longs pour venir à bout des symptômes.

Mme Roussy soutient qu’elle a dû prendre des antibiotiques pendant plus d’un an; elle se dit aujourd’hui remise à 90 %.

Cette semaine, le gouvernement fédéral a débloqué 4 millions de dollars pour créer un réseau de recherche sur la maladie de Lyme. Mme Roussy voit ses fonds d’un bon œil, mais estime que c’est relativement peu.

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