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Des pierres de 50 000$ remisées près d'un garage municipal dans le quartier Maizerets

La Ville de Québec a investi 50 000 $ pour l'achat de trois pierres blanches qui croupissent depuis près de deux mois dans la cour d'un garage municipal.

Un texte d'Olivier Lemieux

Initialement, ces pierres importées d'Italie ont servi de bancs à la place Richard-Garneau dans le quartier Montcalm.

« C’est totalement inacceptable », tranche le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin.

Il estime que la Ville aurait dû dès le départ aménager des tables et des chaises à la place Richard-Garneau, située à l'angle de l'avenue Cartier et du boulevard René-Lévesque Ouest, plutôt que d’importer les fameuses pierres italiennes.

Selon des documents consultés par Radio-Canada, les pierres ont coûté la rondelette somme de 51 254 $ aux contribuables pour leur acquisition, sans compter le salaire des cols bleus qui ont été affectés à leur installation et leur remisage.

L’aménagement initial a rapidement été dénoncé par les commerçants et les résidents qui déploraient que l’espace pour s’assoir était insuffisant.

À l’heure actuelle, les pierres blanches sont entreposées à l’extérieur sur les terrains d’un garage municipal du boulevard Henri-Bourassa, dans le quartier Maizerets.

Mea-culpa de la Ville

La Ville de Québec se défend d’avoir gaspillé en vain l’argent des contribuables, mais admet que l’installation des pierres dans le secteur Montcalm était malavisée.

La conseillère responsable de l’aménagement du territoire, Marie-Josée Savard, précise que les pierres sont entreposées de façon temporaire et qu’elles seront bientôt incorporées à un nouvel espace collectif sur le site de la Pointe-aux-Lièvres.

Elle persiste à croire que leur achat était justifié.

« C’est une belle œuvre d’art et on sait qu’on veut en mettre dans nos endroits publics, dans nos parcs. »

Un mobilier mal adapté

Selon la Société de développement commercial (SDC) Montcalm, les pierres ne devraient tout simplement pas être utilisées en guise de bancs.

« C’était glissant comme surface et ça pouvait provoquer des accidents avec les jeunes enfants », précise le directeur général Jean-Pierre Bédard.

Depuis l’arrivée du nouveau mobilier, la Ville a ajouté trois pots de fleurs pour décorer l’endroit, mais Jean-Pierre-Bédard croit qu’il en faudra plus pour donner ses lettres de noblesse à la place publique. Il réclame d'ailleurs de nouveaux investissements.

« Il faut rendre l’espace un peu plus chaleureux, que ça soit plus que des tables et des chaises », insiste-t-il.

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