Les résidents du CHSLD Saint-Sylvestre dans Lotbinière ont accueilli quatre nouvelles pensionnaires cet été. Depuis juin, ils partagent leur quotidien avec Josette, Yvette, Mariette et Brigitte, quatre poules rousses qui animent les journées et les discussions.

« On voit ça comme une forme de zoothérapie en continu, car tous les jours ils peuvent aller les voir, les toucher, les prendre », explique Joannie Gagné, chef de service hébergement au CHSLD.

L'animal de bassecour rappelle de belles années à plusieurs usagers, qui ont passé leur vie sur des fermes. « Je savais que ça ferait plaisir à plusieurs », affirme Carmen Vallée, 78 ans, la résidente qui a lancé l'idée.

« Pour eux, c'est des beaux souvenirs. Ils nous racontent leur histoire, leurs propres poules dans le temps. C'est un beau travail de mémoire », souligne Joannie Gagné.

La direction du centre d'hébergement a d'abord dû obtenir l'autorisation de la municipalité pour élever des poules dans un milieu qui n'est pas zoné agricole. « Vu qu'on était situé derrière l'église, qu'on avait une cour clôturée pour le poulailler, on a pu avoir cette dérogation », précise Mme Gagné.

C'est le club Lions qui a acheté le poulailler, installé dans la cour de l'établissement.

La présence de Josette, Yvette, Mariette et Brigitte animent maintenant les sorties dans le jardin des quelque 28 résidents. Chaque jour, ils peuvent vérifier si elles ont pondu de nouveaux œufs ou donner un coup de main au personnel chargé de leur entretien.

« Ça fait jaser énormément, ça a mis des beaux sourires, ça fait des belles discussions. Ça a attiré aussi beaucoup de familles. Ça fait un sujet de conversation quand elles viennent. C'est un beau divertissement », raconte Mme Gagné.

En raison des normes d'hygiène qui régissent les CHSLD, les œufs ne peuvent pas être utilisés par l'établissement. Toutefois, ils sont vendus aux visiteurs et aux employés. Les petits profits servent à payer la moulée.

Josette, Yvette, Mariette et Brigitte passeront l'hiver au chaud chez un fermier du coin . Elles devraient être de retour dans la cour du CHSLD au printemps.

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