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Des préposés aux bénéficiaires manifestent dans 5 résidences à Québec

Cinq résidences privées pour personnes âgées de Québec sont touchées par une grève d'une journée du personnel syndiqué. Les préposées aux bénéficiaires et à l'entretien ménager ainsi que les infirmières auxiliaires, cuisinières et animatrices, qui sont en majorité des femmes, réclament de meilleures conditions de travail.

À Québec, les établissements touchés sont le Manoir Archer, Les Appartements du Château de Bordeaux, le Faubourg Giffard et le Manoir et Cours de l'Atrium, qui appartiennent au groupe Chartwell, ainsi que la Seigneurie de Salaberry.

Les syndiqués réclament une hausse de leur rémunération moyenne à 15 $ l'heure. Actuellement, les préposés aux bénéficiaires touchent un salaire moyen de 12,50 $ l'heure.

« Il est temps qu'on reconnaisse ce travail par un salaire décent », revendique Danielle Legault, vice-présidence du Syndicat québécois des employés de service (SQEES-FTQ).

Le mouvement de grève touche 42 résidences dans toute la province, dont environ la moitié est située dans la grande région montréalaise.

Services essentiels assurés

Le syndicat assure que les services essentiels seront respectés malgré la grève. Ainsi, les employés effectueront 90 % de leurs tâches habituelles. Parmi le travail qui ne sera pas effectué, il y a des tâches ménagères comme changer les draps, passer l'aspirateur ou nettoyer les planchers.

« On ne veut pas que ça soit les personnes âgées qui paient la note en bout de ligne, parce que ce n'est pas eux autres qu'on vise, au contraire
 », indique Danielle Legault.

Les travailleurs exerceront leur droit de grève à tour de rôle, durant 10 % de leur temps de travail, soit moins d'une heure chacun.

Vers une grève générale illimitée?

Le Syndicat québécois des employés de service s'est déjà entendu avec une quinzaine des quelque 125 résidences privées qu'il représente, mais les négociations traînent dans plusieurs établissements, particulièrement ceux appartenant à des grands groupes, comme Chartwell, une société cotée en bourse.

« On sent surtout dans les groupes comme Chartwell, qu'il n'y a pas une réelle volonté de la part de l'employeur de négocier. Dans trois établissements à Québec, où la convention collective est échue depuis octobre dernier, on a seulement eu trois ou quatre rencontres de négociation parce que l'employeur ne nous donne pas de date de disponibilité », déplore Charles-Alexandre Bélisle, conseiller syndical de la région de Québec au SQEES-FTQ.

Le Syndicat espère que la journée de grève enverra un message clair aux employeurs et permettra de débloquer les négociations, sans quoi, il promet d'augmenter la pression. « On va augmenter la cadence jusqu'à arriver à la grève générale illimitée », affirme Danielle Legault.

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