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Des producteurs maraîchers s’inquiètent du manque de relève

À un mois de la fin des récoltes, des producteurs maraîchers de la région de Québec s'inquiètent pour l'avenir de l'agriculture de la province. Devant un manque de relève, certains agriculteurs pensent qu'ils devront se résoudre à mettre la clé sous la porte.

« D'ici une dizaine d'années, il y a beaucoup de producteurs qui ne produiront plus parce que la ferme n'aura pas été transférée », soutient Pierre Samson, président de la Coopérative de solidarité du marché public de Sainte-Foy.

Selon M. Samson, de nombreux producteurs se disent inquiets de l'avenir de la production. « Les fermes coûtent relativement cher et avec la météo, les intrants et le type de mise en marché, les risques sont assez élevés », explique-t-il.

Les producteurs craignent le manque de relève dans les familles, qui sont aujourd'hui moins nombreuses. « Mon conjoint et son frère, c'est la 11e génération de maraîchers dans leur famille. Ça fait au-dessus de 350 ans qu'ils cultivent dans leur famille », raconte Sophie Ouellette, de Légumier Marcoux, à Saint-Nicolas.

Une crainte également partagée par Francine Jobidon, de l'entreprise Les Jardins du Petit-Pré, près de Québec. « On a de moins en moins de relève dans l'agriculture. On espère en avoir avec mon beau-frère, qui a trois enfants lui aussi », dit-elle.

Le président de la Coopérative de solidarité du marché public de Sainte-Foy espère que le gouvernement instaurera une aide à l'entrepreneuriat pour la future génération d'agriculteurs. « Il faut amener plus de jeunes à la ferme », affirme M. Samson. Selon lui, il s'agit de la voie à suivre pour continuer de profiter de l'abondance de produits locaux.

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