Des Québécois à l'étranger s'apprêtent à vivre des heures d'angoisse, et l'ouragan Irma, qui sème la dévastation sur son passage, est notamment attendu en Floride au cours de la fin de semaine.

Les autorités sont d’ailleurs en état d'alerte en Floride et les citoyens se préparent au pire. Julien Lavoie, un résident de Québec qui est à Palm Beach, témoigne de la fébrilité à l'approche de l'ouragan.

Une pénurie de plusieurs produits se fait sentir dans les commerces. Julien Lavoie, résident de Québec, et sa famille sont présentement à Palm Beach. Les magasins commencent à manquer d'eau, de propane et de pain, par exemple.

Pendant ce temps, l'ouragan Irma poursuit sa course vers les îles Turks-et-Caïcos en frôlant les côtes de la République dominicaine et Haïti. Il est toujours accompagné de vents de près de 300 kilomètres à l'heure. Élaine Biron, une Québécoise qui vit à Haïti, à Pétion-Ville, confirme que tous se préparent au passage de l'ouragan de catégorie 5. La dame qui habite en banlieue dit craindre davantage pour les habitants qui se trouvent dans le nord du pays, entre autres à Port-de-Paix, Cap-Haïtien et Fort Liberté.

« Le gros du dommage devrait être dans le nord du pays. Ça va être une tout autre histoire là-bas. Ici, à Pétion-Ville, c’est très tranquille, la plupart des épiceries sont fermées. Par contre, on a eu un courriel qu’il y avait une épicerie ouverte. »

L'ouragan Irma doit atteindre la République dominicaine et Haïti, jeudi. Il se dirigera ensuite vers les Bahamas en soirée et vers Cuba, puis la Floride. Florence Garon, de Saint-Malachie dans la région de Chaudière-Appalaches, était à Cayo Coco, à Cuba, avec ses deux filles jeudi après-midi. Elles devaient rentrer au Québec dimanche après une semaine de vacances. Mme Garon n’est pas satisfaite du service offert par le transporteur Sunwing, alors que l'ouragan approche.

« On attend un autobus qui va nous amener à Varadero. On veut savoir où on s’en va, mais on ne le sait pas. À Varadero, on ne sait pas ce qui va arriver avec nous. […] Les représentants de Sunwing sont peu présents pour nous. On est un peu laissés à nous-mêmes », déplore-t-elle.

Vicky Maltais, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, se trouve pour sa part à Nassau, capitale des Bahamas. Elle a fait le choix de rester sur place, puisque, selon « les projections [...] l’ouragan ne se dirige pas vers cette île ».

« Il y a un an, on a tout vendu, on a décidé de partir avec notre voilier. On a arrêté à Nassau parce que notre moteur a cessé de fonctionner. […] Le pire sera entre samedi et dimanche. On est en train de se préparer. On enlève tout ce qu’on peut enlever qui pourrait être détruit. »

Selon les Nations unies, 37 millions de personnes pourraient être touchées par Irma.

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