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Des robes faites avec des goupilles de cannettes à faire rêver!

Vues de loin, les sculptures en forme de robes de François Bertrand ont l'air de véritables costumes de scène. Mais lorsqu'on s'en approche, une surprise se révèle : ce sont des milliers de goupilles de cannettes qui les composent, chacune des robes nécessitant plus de deux années de travail.

Trois des œuvres de François Bertrand sont actuellement visibles au pavillon Alphonse-Desjardins de l’Université Laval. L’exposition Patience de moine, tissus royaux est donc le fruit milliers et de milliers d’heures de dur labeur.

« C’est une exposition qui m’a pris près de six ans à préparer, précise l’artiste. Il n’y a aucune soudure dans mon travail. C’est que de la broderie, que de l’assemblage. »

L’exposition rend hommage à trois femmes qui ont marqué la vie de François Bertrand : la dessinatrice Karine Labrie, sa mère ainsi que la diva québécoise Diane Dufresne.

« C’était comme un sentiment de gratitude pour cette femme-là qui a tellement enrichi mon univers depuis des années, comme elle l’a fait auprès de tant de Québécois », explique le sculpteur qui dédie à la chanteuse populaire une robe dorée qu’elle brûlerait sans doute d’envie de porter sur scène.

Une œuvre unique pour le Diamant

François Bertrand travaille actuellement sur une autre robe, qui sera ultimement exposée au Diamant de Robert Lepage, une fois les travaux terminés à place D’Youville.

Pour l’occasion, François Bertrand prépare une robe inspirée du théâtre traditionnel japonais, sur laquelle trois têtes de dragons seront visibles.

« Monsieur Lepage a une fascination pour le Japon, ça transparaît dans son œuvre », indique le sculpteur. Outre les milliers de goupilles qu’il intégrera dans son œuvre, d’autres objets inusités composeront la robe. « J’ai des passoires, des casse-noix, des scies! »

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