La volonté de la Ville de Montréal d'abaisser à 30 km/h la limite de vitesse dans les rues résidentielles suscite de l'intérêt à Québec.

Le conseiller indépendant Paul Shoiry rappelle que l’ancienne Ville de Sillery, où il a occupé la fonction de maire, avait choisi longtemps avant les fusions municipales de limiter la vitesse sur son territoire, tout comme Beauport.

Or, l’harmonisation de la signalisation dans la ville unifiée n’a jamais été réalisée. Paul Shoiry croit qu’il est grand temps d’y remédier en limitant la vitesse à 30 km/h dans les rues locales.

« Je pense qu’on est rendu là. On a encore, à la Ville de Québec, énormément de plaintes liées à la vitesse dans les rues et c’est un des problèmes, je pense, qui reviennent le plus souvent dans le système des plaintes de la Ville », explique l’élu du district de Saint-Louis-Sillery.

Bienfaits démontrés

La Fondation CAA-Québec pour la sécurité routière mentionne que les bienfaits de diminution de la limite de vitesse dans les quartiers résidentiels ont été démontrés.

Alors que les probabilités de décès d'un piéton s'élèvent à 80 % lors d'un impact avec une voiture qui circule à 50 km/h, ce risque diminue 30 % si l'impact survient à 30km/h.

« À 30 km/h, on a plus de temps pour arriver à poser une action et réagir à une situation imprévue », fait valoir le président de la fondation, Marco Harrison.

L'aménagement de rues qui favorise une meilleure cohabitation entre les usagers inciterait aussi les automobilistes à rouler moins vite, croit M. Harrison.

« Message clair »

La Ville de Québec serait sur la bonne voie avec son concept de rues conviviales. Cela n’empêche toutefois pas l’organisation Piétons Québec de réclamer plus d'action de la part des élus municipaux.

« Avoir un message clair comme celui que la Ville de Montréal vient de lancer, ça mettrait tout le monde dans le même bateau », souligne la co-porte-parole de l’organisation, Jeanne Robin.

Invité à commenter l’initiative de la Ville de Montréal d’abaisser la limite de vitesse à 30 km/h dans les zones résidentielles, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, s’est montré prudent.

« Il vient un temps à un moment donné où si la réduction de la vitesse n'est pas justifiée et apparaît beaucoup trop lente, les gens ne la respecteront pas », soutient-il.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, doit commenter le dossier jeudi.

Avec les informations d’Olivier Lemieux

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine