Les clients sont encore nombreux sur les terrasses des restaurants de Québec, mais on ne peut pas en dire autant des cuisines, parce que de nombreux étudiants doivent retourner sur les bancs de l'école. Des restaurateurs de Québec aimeraient que le calendrier scolaire soit adapté à l'industrie touristique.

La réputée chef Marie-Chantale Lepage, du restaurant Tempéra, au Musée national des beaux-arts du Québec, vient de perdre cinq cuisiniers.

« Ils étaient extraordinairement bons. Ils vont travailler à temps partiel, mais ça reste que nos restaurants sont encore pleins. Ça fait un vide. Cinq employés qui partent, ça fait mal », déplore-t-elle.

Les apprentis cuisiniers commençaient les cours cette semaine à l'École hôtelière de la Capitale, un des centres de formation professionnelle en cuisine de Québec. « Les étudiants partent trop tôt. On a une saison touristique extraordinaire », souligne la chef.

Leur départ fait d'autant plus mal, que les cuisiniers sont une denrée rare à Québec. « On a un problème de recrutement. Des cuisiniers, c'est difficile à trouver », rappelle Marie-Chantale Lepage.

Selon la chef, l'industrie de la restauration est unanime pour réclamer un changement du calendrier scolaire. « Certains disent : "Moi, des étudiants, je n'en prends pas trop parce que le vide au mois d'août est trop grand." », soutient-elle.

Marie-Chantale Lepage entend rallier d'autres chefs pour tenter de « faire bouger les choses ».

Des calendriers déjà condensés

La situation vécue par Marie-Chantale Lepage n'est toutefois pas représentative de l'ensemble des étudiants en cuisine. La direction de l'École hôtelière de la Capitale explique que les employés de Mme Lepage font partie d'une des rares cohortes qui font leur programme en deux sessions, soit de janvier à juin et d'août à février.

Depuis quelques années, le programme a été condensé. La formation est donnée de la mi-août à la mi-juillet, au lieu de s'étirer sur un an et demi pour mieux répondre aux besoins du marché du travail.

Le calendrier est similaire à Fierbourg, un autre établissement qui offre la formation en hôtellerie. La directrice, Mélissa Laflamme, affirme que les besoins du marché du travail sont un élément « très important » de la mission de l'établissement.

« On a trouvé une stratégie pour permettre à nos élèves de ne pas être contraints à retourner sur les bancs d'école après la période estivale, On a maximisé toutes les périodes et toutes les plages horaires pour permettre à l'élève de finir le plus rapidement possible », explique-t-elle.

Marie-Chantale Lepage, elle, songe à se tourner vers le ministère de l'Éducation pour faire valoir sa position.

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