Retour

Des travaux d’Hydro-Québec font rager le maire Labeaume

Des travaux d'Hydro-Québec visant à empêcher l'accumulation de verglas et de neige sur les lignes à haute tension traversant les autoroutes de la région font bondir le maire Régis Labeaume, qui appréhende un « joyeux bordel » sur le réseau routier de la capitale.

Un texte de Cathy Senay

Du 11 au 30 septembre, la société d’État procédera à l’installation de spirales anti-accumulations sur différentes lignes à haute tension de la région. Il s’agit d’un emballage composé de nickel et de cobalt permettant de maintenir les fils à une température suffisamment élevée pour faire fondre la neige et le verglas.

Hydro-Québec assure que l’opération, évaluée à 3 millions de dollars, est nécessaire pour prévenir une nouvelle crise du verglas. En 2008, la société d’État a mis en place un déglaceur à Lévis afin de faire décoller la glace sur les fils à haute tension lors des conditions climatiques extrêmes.

Depuis, le déglaceur n’a jamais été démarré en raison des risques de chute de glace provenant des fils à haute tension surplombants les autoroutes. Cela aurait provoqué des fermetures de routes en plus de constituer un enjeu de sécurité publique.

Entraves à la circulation

Le mois de septembre a été choisi comme étant le moment où les inconvénients seraient les moindres. Hydro-Québec assure qu’il n’y aura aucune interruption de service. Les travaux entraîneront toutefois des entraves à la circulation de soir et de nuit à Québec et à Lévis.

« C’est une situation exceptionnelle. L’ampleur des travaux d’Hydro-Québec aujourd’hui fait en sorte qu’on a dû autoriser des entraves qui sont différentes de celles qu’on permet habituellement », souligne le porte-parole du ministère des Transports, Guillaume Paradis.

Les entraves débuteront à partir de 18 h 15. Les désagréments risquent d’être plus importants la semaine prochaine. Un tronçon de l’autoroute Félix-Leclerc sera fermé en direction ouest le mardi 12 septembre.

Le lendemain, la fermeture touchera une portion en direction est.

« Cela permettra de sécuriser les routes. On a eu l’hiver passé des cas de verglas avec des chutes de glace sur les ponts, ça peut arriver également avec les fils à haute tension. Les fils seront protégés en tout temps par ces dispositifs-là [...] Il n’y aura pas d’accumulation de verglas au-dessus de ces voies », précise Guillaume Paradis.

« On n’est pas d'accord avec ça »

Ces différentes explications n’ont pas convaincu Régis Labeaume. Il juge insuffisantes les mesures d’atténuation qui ont pour limiter les impacts sur la circulation.

« Notre évaluation est que l'impact sera extraordinaire. On va se ramasser avec un joyeux bordel. On n’est pas d'accord avec ça », a réagi le maire.

La Ville de Québec refuse le plan en raison des perturbations qu’entraîneront les travaux sur quatre artères majeures. Le risque est trop grand. Les plans de déviation se trouvent sur le réseau de la Ville, déplore Régis Labeaume.

M. Labeaume a personnellement fait part de ses inquiétudes au président-directeur général d'Hydro-Québec, Éric Martel : « Il a dit qu'il comprenait mon point de vue et qu'il allait me revenir. »

La société d’État a réagi en fin journée à la sortie du maire. Elle entend poursuivre « sa collaboration » avec la Ville de Québec « pour trouver des solutions ».

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine