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Des travaux qui dérangent dans le Vieux-Québec

Des citoyens et des commerçants du Vieux-Québec s'impatientent devant la longueur des travaux de réfection des rues Couillard et Hamel. Les chantiers lancés au printemps sont prolongés jusqu'à la fin d'octobre.

« Comme bruit, c’est terrible, ce n’est pas endurable. On est résident et on a de la difficulté à se rendre à nos maisons », se désole Daniel Deraîche. Le résident de la rue Couillard dit avoir passé l’été les fenêtres fermées en raison du bruit et de la poussière en plus de subir des coupures d’eau.

« On ne sait pas où ça va ces travaux-là. On ouvre la rue, on ferme la rue. Il ne semble pas y avoir de concertation entre tous les intervenants », observe M. Deraîche.

Les travaux d’infrastructures font fuir les touristes et bien des clients, déplore pour sa part le propriétaire de l’Épicerie de la rue Couillard, Hai Feng, qui constate une baisse importante de son chiffre d’affaires. De plus, la signalisation des travaux a été déficiente, selon lui. « Il y a un manque d'organisation », plaide-t-il.

Délais

Daniel Deraîche ne comprend pas les délais, bien que la Ville explique la prolongation des travaux par des découvertes archéologiques, entre autres. En juillet, un boulet de canon datant du XVIIIe siècle a été retrouvé au coin des rues Hamel et Couillard par les employés d’une entreprise spécialisée dans les travaux d’excavation.

La propriétaire du café Chez Temporel a modifié son horaire d’ouverture depuis le début des travaux et se montre compréhensive. « Je trouve que j’ai quand même une affluence pour l’état des lieux. On se croirait à Beyrouth, mais les gens viennent quand même », constate Dominique Gravel.

Selon elle, la Ville a « tout fait » pour que les commerces demeurent accessibles au public. « Ils ne pouvaient pas faire plus. »

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