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Deux ans de prison pour de la pornographie juvénile écrite

Un pédophile de 73 ans de Québec purgera une peine de prison notamment pour avoir produit de la pornographie juvénile par voie écrite.

Un texte de Yannick Bergeron

Roger Petit, un homme qui réside dans l'arrondissement de Charlesbourg, a pris le chemin du pénitencier pour deux ans pour une série de crimes à caractère sexuel impliquant des enfants.

Les enquêteurs ont notamment trouvé des photos et des vidéos de fillettes, âgées d'une dizaine d'années, dans son ordinateur.

Ce n'est toutefois pas ce matériel, collectionné sur Internet, qui lui a valu des accusations de production de pornographie juvénile.

Ce sont plutôt les textes qu'il a écrits et partagés avec d'autres hommes qui avaient la même passion.

Des écrits incriminants

« Ça impliquait évidemment des histoires avec des personnes mineures, donc qui encouragent la perpétration de crimes au niveau de jeunes personnes », explique la procureure de la poursuite, Me Valérie Lahaie.

Des écrits de cet ordre entrent dans la définition légale de la pornographie juvénile.

Risque de récidive

Roger Petit avait plaidé coupable en août dernier. Les avocats de la Couronne et de la défense ont suggéré à la juge de condamner l'homme à deux ans de prison, ce qui a été accepté par la magistrate.

Un rapport d'évaluation préparé pour la cour démontre que malgré son âge, Roger Petit présente toujours un risque de récidive.

Outre les accusations liées à la pornographie juvénile, l'homme est également condamné pour des contacts sexuels sur une fillette, survenus au début des années 2000.

Me Valérie Lahaie a informé la juge qu'en plaidant coupable, Roger Petit avait évité à la victime de témoigner, ce qui aurait été difficile pour elle.

Excuses mitigées

Avant de prendre le chemin de la prison, le pédophile a dit qu'il demandait pardon à la « personne », en parlant de la victime, avant d'ajouter « si vraiment je lui ai fait du mal ».

À sa sortie de prison, il n'aura pas le droit de fréquenter les parcs et les endroits publics où se trouvent des personnes de moins de 16 ans.

Le tribunal lui interdit également d'utiliser Internet pendant 15 ans.

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