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Deux ans de prison pour un ingénieur accusé de menaces de mort

Un ingénieur de Québec qui avait fait part à une psychologue de son souhait de vouloir tuer son patron et ses collègues de travail est condamné à une peine de prison de deux ans moins un jour.

François Daigle était de retour, vendredi matin, au palais de justice de Québec pour le prononcé de sa peine. En tenant compte du temps qu'il a déjà passé derrière les barreaux depuis son arrestation, la peine de l'accusé s'élève à 21 mois et 5 jours. La Couronne réclamait 6 ans de prison.

François Daigle a été déclaré coupable, en mars dernier, d'avoir menacé la psychologue qui a alerté la police en 2012 pour leur faire part des intentions meurtrières de son patient.

Insatisfait de son sort à son bureau d'ingénieurs, François Daigle avait exprimé le souhait de faire exploser l'édifice du boulevard René-Lévesque où il travaillait pour tuer son patron et ses collègues.

L'homme avait par la suite changé d'idée en élaborant un plan pour laisser échapper un gaz toxique dans l'immeuble.

Au moment de son arrestation en mars 2012, François Daigle avait en sa possession des produits chimiques et des substances potentiellement explosives.

Facteurs atténuants

Lors du prononcé de la peine, la juge a insisté sur certains facteurs atténuants pour justifier la peine de deux ans moins un jour imposée à François Daigle.

En plus de suivre une thérapie depuis 2012, François Daigle est bien encadré, a fait savoir la juge, car il bénéficie du soutien de ses proches, notamment de sa femme, avec qui il a eu trois enfants.

François Daigle travaille désormais comme livreur et il a entrepris des études collégiales pour refaire sa vie, a ajouté la juge.

Cette dernière a aussi insisté sur le fait qu'un rapport d'expert soumis par la défense lors des représentations sur la peine stipulait que le risque de récidive était faible dans le cas de François Daigle.

Diagnostiqué d'un trouble de la personnalité narcissique, le tribunal ne pouvait pas juger François Daigle aussi sévèrement qu'une personne saine d'esprit, a conclu la juge.

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