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Deux policiers de Québec blanchis d'avoir fait usage d'une force abusive

Les policiers Maxim Giroux et Michael Jones, soupçonnés d'avoir injurié et frappé deux militaires au moment de leur arrestation, sont blanchis par le Comité de déontologie policière.

Le président du Comité, l'avocat Pierre Drouin, a jugé que la version des faits du plaignant, le caporal Jean-Sébastien Smith-Jacob, n'était pas crédible.

Les événements à l'origine de la plainte en déontologie remontent à la nuit du 7 juillet 2012. Les militaires Jean-Sébastien Smith-Jacob et Michael Guillemette-Jérôme, apparemment ivres et turbulents dans un restaurant, sont arrêtés sur la Grande Allée.

Les deux hommes sont ensuite escortés, dans deux autopatrouilles différentes, au poste de police. Ils soutiennent tous les deux que les agents à bord les ont insultés, notamment en dénigrant le métier de militaire.

Ils soutiennent également qu'au moment de leur transport, les policiers ont arrêté leur véhicule et en sont sortis pour les frapper sans raison sur le banc arrière de l'autopatrouille.

« Il est totalement invraisemblable que deux policiers dans deux véhicules de police aient exactement le même comportement à l'égard de deux personnes sans qu'il y ait collusion. Or, ne serait-ce que pour une question de temps, il est clair qu'une telle collusion était impossible », conclut Me Drouin dans son jugement.

Le policier Michael Jones a admis avoir frappé Jean-Sébastien Smith-Jacob dans l'autopatrouille, mais uniquement parce que celui-ci frappait dans la fenêtre avec ses pieds et menaçait de la fracasser.

Jean-Sébastien Smith-Jacob et son ami ont toujours soutenu qu'ils n'étaient pas en état d'ébriété lors de leur arrestation. Là encore, le Comité ne les a pas crus, préférant se fier au témoignage des policiers, d'un portier et du propriétaire du restaurant qui ont assisté à la scène.

« Le Comité n'a aucune raison de douter de son témoignage, qui est convaincant », écrit Me Drouin dans sa décision, au sujet du propriétaire du restaurant où tout a commencé.

Les policiers Maxim Giroux et Michael Jones sont donc blanchis de toute dérogation au code de déontologie.

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