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Deuxième tentative de sauver la maison Rodolphe-Audette à Lévis

Pour la deuxième fois en autant d'années, l'ombre de la démolition plane sur la Maison Rodolphe-Audette, à Lévis. Des citoyens se mobilisent pour sauver une fois de plus cette maison vieille de 108 ans, dans l'espoir qu'elle soit transformée en un lieu touristique ou communautaire.

En 2014, la Ville de Lévis n’avait pas approuvé la demande de démolition de ce bâtiment patrimonial situé sur la rue Saint-Laurent. « Nous entendons donc tout mettre en œuvre pour en assurer la protection », avait alors indiqué le maire Gilles Lehouillier.

Deux ans plus tard, la propriété de l’ex-dirigeant de la Banque Nationale, Rodolphe Audette, fait l’objet d’une nouvelle demande de démolition. Son propriétaire actuel, Jacques Laflamme, souhaite utiliser le terrain pour y construire des condominiums.

Le comité de démolition de la Ville de Lévis se penchera sur ce dossier, le 25 janvier. Si la démolition est approuvée, la décision sera contestée, prévient un groupe de citoyens.

« Eux autres, ils veulent rentabiliser leur investissement, faire des condos. Est-ce que Lévis va devenir une ville entièrement à condos? », s’interroge Michel Belleau, du comité de mise en valeur de la maison.

On a tendu la main au propriétaire pour trouver une solution et on n'a eu aucun feedback.

Michel Belleau, représentant du comité de mise en valeur de la Maison Rodolphe-Audette

Dimanche, Michel Belleau et d’autres citoyens ont d’ailleurs pris part à une marche vers la Maison Rodolphe-Audette afin de sensibiliser les gens à sa préservation.

« On pense que les gens doivent voir où est-ce que ç'en est rendu et aussi le site fantastique au niveau de tout le circuit touristique que ça pourrait être », indique M. Belleau.

En très piteux état

L’homme ne s’en cache pas : la maison est en très piteux état et la revamper coûterait cher. Il affirme toutefois qu’il serait possible d’en préserver l’esprit patrimonial, tout en la rénovant avec des matériaux modernes.

« L'aspect technique dans un dossier, c'est toujours "travaillable" [...] Je ne dirai pas que la maison est en bon état, mais [...] c'est le sens patrimonial de cette maison-là qu'on veut sauver. »

L’arrière-petit-fils de Rodolphe Audette ne sait pas s’il est réaliste de penser sauver la maison. « Rénover, c'est quand même quelque chose. Démolir, il ne le faut pas. Mais rénover, c'est presque infaisable », se désole Michel Boulanger.

Cela ne l’empêche pas de souhaiter qu’elle soit préservée. « Ça me fait quelque chose. Des fois, je me demande quel genre de pouvoir on a face à ça. »

C'est sûr que ç'a été bâti par mon arrière-grand-père, Rodolphe Audette, qui a vécu ici une partie de sa vie. Ma mère a vécu ici, alors c'est pour ça que j'ai un attachement à ça.

Michel Boulanger, arrière-petit-fils de Rodolphe Audette

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, ne pouvait pas commenter le dossier dimanche.

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