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Développement des terres agricoles à Québec: la mobilisation s'organise

Plusieurs voix s'élèvent contre la volonté de la Ville de développer les terres agricoles dans l'arrondissement de Beauport. L'Union des producteurs agricoles (UPA) trouve injustifié que la Ville de Québec veuille dézoner ces terres agricoles pour accueillir de nouveaux ménages d'ici 20 ans, d'autant plus que les prévisions démographiques ont été revues à la baisse.

Le schéma d'aménagement prévoit maintenant que 28 200 nouveaux ménages s'installeront à Québec d'ici 2036.

« Ils ont diminué les prévisions démographiques de plus de 50 % et ils nous arrivent avec la même stratégie, ce n'est aucunement justifié à nos yeux », affirme Jacynthe Gagnon, présidente de l'UPA de la Capitale-Nationale.

La présidente estime qu'il est primordial de protéger les terres des Soeurs de la Charité. « À partir du moment où les familles mangent trois fois par jour, c'est fondamental de conserver ces terres agricoles », fait-elle valoir.

L'UPA n'est pas une religion, dit le maire

Le maire Labeaume s'attendait à une telle réaction de la part de l'UPA.

« Ce n'est pas une religion l'UPA. On veut prendre des terres qui sont en plein milieu de la ville parce qu'on a besoin d'espace », a réaffirmé le maire en marge d'une conférence de presse.

Jacynthe Gagnon se dit prête à ouvrir le débat quand la Ville aura fait la démonstration qu'il ne reste plus d'espace.

« Il y a des sols sur le territoire en zone blanche, qu'on commence par développer celles-là », insiste-t-elle.

Ces propos rejoignent ceux de l'architecte et designer urbain, Érick Rivard.Il estime qu'il y a encore beaucoup de terrains à développer en milieu urbain. « L'arrondissement des Rivières ici, a encore pleins de terrains à développer, pensons au boulevard Hamel qui est sous-utilisé », avance-t-il.

Mobilisation citoyenne

D'autres citoyens comptent bien se faire entendre pour protéger les terres agricoles. « Il y a une façon de réinventer la Ville, de réinventer les banlieues », soutient Monique Gagnon, porte-parole pour Voix citoyenne, une organisation qui a déjà présenté un mémoire à la Ville.

Monique Gagnon ajoute que les terres agricoles des Soeurs de la Charité pourraient être développées autrement. « C'est un garde-manger en plein coeur de la Ville. Il y a tellement de projets qui se font partout dans le monde. »

Une grande marche « festive » est prévue le 10 juin prochain. « Les citoyens ne sont peut-être pas conscients de tout le potentiel que ça peut représenter », insiste Monique Gagnon.

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