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Développer son autonomie lorsqu'on vit avec la trisomie

À 39 ans, David Dolbec travaille à temps plein et vit en appartement avec sa copine. Une réalité qui peut sembler banale, mais pas pour David, qui est atteint de trisomie 21.

« J’en parlais souvent avec ma mère de pouvoir partir en logement tout seul », raconte David, qui vit en appartement depuis l’âge de 25 ans.

Il a d’abord habité seul sous la supervision de ses parents, puis a ensuite emménagé avec un ami. Depuis 5 ans, il demeure avec sa copine Anne Savard, atteinte de paralysie cérébrale.

« On se complète l’un et l’autre », raconte Anne, qui a de la difficulté à se déplacer et à porter des objets lourds. David, lui, « se débrouille assez bien », mis à part ses difficultés à s’exprimer.

« Il est affectueux, je l’adore », raconte la femme de 56 ans. « Ce n’est pas juste l’affection, c’est la protection aussi », ajoute David.

David et Anne se sont rencontrés chez Groupe TAQ, une entreprise qui embauche des personnes avec une limitation fonctionnelle, où ils travaillent à temps plein.

David a aussi une passion pour la peinture. Il suit des cours chaque semaine. « Ça me détend », dit-il.

Les parents de David se réjouissent de l’autonomie qu'il a acquise au fil des années. Ils ont toujours eu comme objectif de développer le potentiel maximum de leur fils.

« Mon but, c’est que David ne soit pas une charge pour la société, qu’il ait un travail et ultimement qu’il puisse vivre en appartement. Cependant, on est toujours là, en arrière, on supervise », explique sa mère, Lucille Rousseau.

David demeure tout de même très près ses parents. « Pour moi, mes parents, c’est une ressource. Ils comprennent toutes mes situations », raconte-t-il.

David Dolbec espère pouvoir être une source d’inspiration pour d’autres personnes atteintes de trisomie : « Ne lâche pas, tu es capable. Garde la bonne humeur, jamais la mauvaise humeur », leur lance-t-il.

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