La presque totalité des proches aidants qui s'occupent d'une personne aînée au Québec admettent que leurs responsabilités ont une incidence sur leur propre santé.

C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) pour le compte de l’Appui, un organisme qui vient en aide aux proches aidants, et dont les résultats ont été publiés plus tôt ce mois-ci.

Le document révèle que 99 % des répondants reconnaissent que les soins qu’ils apportent à un aîné ont eu un impact sur leur santé. Ces effets se manifestent principalement sous la forme d’inquiétude ou d’angoisse (37 %), de fatigue (32 %) et de problèmes de sommeil (22 %). De nombreux proches aidants admettent également se sentir débordés (22 %), mécontents (19 %), en colère (19 %) ou déprimés (15 %).

Ces données sont tirées de l’Enquête sociale générale (ESG) de 2012 sur les soins donnés et reçus. Avant la rédaction de ce document, les statistiques les plus à jour sur les proches aidants d’aînés remontaient au recensement de 2006.

Impacts financiers

En plus d’avoir des répercussions sur leur santé, les répondants soutiennent dans une proportion de 68 % que leur rôle de proche aidant a un impact sur leur situation financière. Les dépenses encourues par la prise en charge d'un aîné sont principalement liées au transport, aux déplacements ou à l’hébergement.

L’enquête de l’ISQ révèle également qu’un répondant sur trois (34 %) a dû réduire son temps consacré aux activités sociales ou aux passe-temps. Une proportion presque identique (33 %) a affirmé avoir réduit le temps consacré à la détente et à soi-même.

Une majorité de proches aidants prenant soin d’un aîné (57 %) occupaient un emploi en 2012. Parmi eux, plus de 64 % disaient n’avoir aucune flexibilité dans leur horaire de travail.

Services de répit

Même si le fait de prendre soin d’un aîné se ressent sur leur santé, leurs finances personnelles et leur vie familiale, les proches aidants sont très peu nombreux à avoir fait appel aux services de répit qui leur sont offerts. Ainsi, 94 % des répondants ont indiqué n’avoir eu recours à aucun de ces services.

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