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Distribution de tracts à Québec : « Assez, c’est assez! », dit le Centre culturel islamique

La direction du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) dénonce la distribution de tracts dans les quartiers voisins de la grande mosquée de Québec. Un geste qui s'ajoute à la liste d'événements haineux visant la communauté musulmane de la région de Québec.

Ces tracts auraient été distribués dernièrement par le groupe « Les brigades de l'amour ». Elles associaient le Centre culturel islamique de Québec aux Frères musulmans, une organisation liée au terrorisme international.

Les dirigeants du Centre culturel islamique de Québec démentent ces allégations en les qualifiant de mensongères, haineuses et racistes.

« Le CCIQ n’a aucune relation si minime soit-elle avec aucune organisation étrangère, ou un autre pays étrangers. Elle ne dépend que de ses membres comme toutes autres associations québécoises et canadiennes », a précisé la direction samedi après-midi, par voie de communiqué.

« Jamais au grand jamais le CCIQ n’a prôné la violence ou les insultes à l’égard de nos concitoyens, quelle que soit leur confession, leur origine ou leur orientation sexuelle. Bien au contraire, le CCIQ a toujours été en première ligne pour combattre la violence sous toutes ses formes », peut-on lire.

Le maire réagit

Questionné lors d’une mêlée de presse samedi, le maire de Québec, Régis Labeaume s’est indigné qu’un nouvel événement visant le CCIQ se produise.

« Ça continue visiblement. C’est du harcèlement », s’est-il désolé. « Tout le monde va dire que ce sont des gestes isolés, mais je m’excuse, il y a un modèle de comportements qui fait en sorte que les gens s’en permettent. »

Le maire de Québec n’a pas hésité à qualifier les porte-parole des discours haineux de « lâches, pleutres et de poltrons ». « Ils font le mal, mais ils le font dans la clandestinité », souligne-t-il.

M. Labeaume invite les politiciens à dénoncer continuellement les comportements haineux. « Il faut qu’on pose des gestes pour leur dire ça suffit, on n’est pas d’accord. Il faut que tous les discours politiques démontrent qu’on n’accepte pas. Et il faut le faire constamment, régulièrement, systématiquement. Le pire là-dedans, c’est de nier », estime-t-il.

Le Service de police de la Ville de Québec a été mis au fait de la distribution de ces tracts.

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