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Dons d'organes : moins d'attente grâce aux dons croisés

Plus de 350 greffes de reins ont été effectuées au Canada grâce au programme de dons croisés mis en place en 2009. Grâce à l'initiative pancanadienne, des couples non compatibles peuvent être jumelés à d'autres couples donneur-receveur inscrits à une chaîne de dons. Une solution pour réduire les listes d'attente.

Louis Trudel a reçu un rein de sa conjointe, Louise Rochette. « L'attente était rendue à quatre ans et demi et j'avais déjà patienté trois ans. Ma situation s'était vraiment détériorée », explique celui qui a finalement obtenu sa transplantation en moins d'un an.

Une démarche complexe

Avant de se rendre au fil d'arrivée, la conjointe de M. Trudel a dû se soumettre à une batterie de tests. « Quand je suis allée pour la première démarche, je voyais ça bien romantique, explique Louise Rochette. Je me disais que je donnerais mon rein, que Louis le recevrait et qu'on serait tous les deux dans la même chambre. »

Louise a finalement dû se rendre dans une autre province pour faire le don de son rein. Pour faire le voyage, le couple a dû débourser près de 3000 $.

Manque de financement

Ces frais encourrus pour effectuer un don d'un organe sont inacceptables, selon Isabelle Houde, néphrologue au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec. « Il y a sûrement des démarches à faire auprès du gouvernement pour que ce programme soit mieux financé », estime-t-elle.

La néphrologue vante les mérites du programme de dons croisés, qui désengorge le système. « Il y a un bénéfice direct pour celui qui reçoit le rein, mais aussi un bénéfice direct pour l'ensemble des patients sur la liste d'attente parce qu'ils sont moins nombreux », soutient-elle.

Au Québec, le temps d'attente moyen pour obtenir un rein provenant d'un donneur décédé peut aller au-delà de deux ans.

- D'après un reportage de Nicole Germain

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