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Dr Clown va réduire ses visites auprès des enfants malades

La Fondation Dr Clown doit réduire de moitié ses activités pour des raisons financières. Ses clowns thérapeutiques ne passeront plus qu'une journée par semaine au Centre mère-enfant, plutôt que deux. Une situation dénoncée par des parents d'enfants hospitalisés, qui réclament l'aide de la Fondation du CHU de Québec.

À compter de la mi-avril, la Fondation Dr Clown dit qu’elle ne sera plus en mesure d’assurer sa part du financement de ses services au Centre mère-enfant, qui s’élève à 80 %.

« En ce moment, on a un peu de difficultés à assumer toute notre partie, donc temporairement, on doit réduire notre présence », confirme Martin Goyette, directeur général de la Fondation Dr Clown, qui est financée par les dons du public.

La mère d’un enfant hospitalisé au Centre mère-enfant a lancé un cri du cœur sur Facebook vendredi, qui a été relayé des dizaines de fois.

« On parle en ce moment de la hausse des salaires des grands spécialistes, puis ils le méritent, mon message se veut positif, je ne veux pas blâmer personne, mais sauf qu’à quelque part, on doit avoir des fonds de tiroir pour pas ne pas enlever ces courts moments de bonheur dans la journée d’un enfant malade », confie Marilyne Petit en entrevue à Radio-Canada.

Annonce surprise

Le directeur général de Dr Clown explique que les activités de la Fondation sont financées par la plupart des établissements visités à la hauteur de 50 %, alors que la Fondation du CHU de Québec débourse 20 % des frais, jusqu’à concurrence de 20 000 $ par année.

La présidente et chef de la direction de la Fondation du CHU de Québec, Marie-Claude Paré, s’est dite surprise par la réduction prochaine des services.

Elle a appris la nouvelle de façon informelle par le personnel de son établissement et n’a pas été contactée par la Fondation Dr Clown. Elle assure respecter l’entente qui est en vigueur depuis plusieurs années, et se montre ouverte à revoir les modalités.

« Ce serait irresponsable de vous dire aujourd’hui, oui, on va faire quelque chose. Je n’ai pas les chiffres, il faut que je sois équitable avec les autres départements, avec les autres spécialités », affirme Marie-Claude Paré. Elle ajoute néanmoins « ne pas être du tout fermée à regarder, à revoir l’entente ».

Martin Goyette est confiant que la réduction des services sera temporaire et qu'il parviendra à trouver une solution.

Les clowns thérapeutiques de la Fondation sont présents dans plusieurs autres établissements de la région de Québec, dont certains CHSLD et des écoles.

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