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Drame des cadets de Valcartier : le temps est venu de tourner la page

« Délivrance, aujourd'hui, est peut-être un mot que je devrais employer », laisse entendre Clermont Morin, qui était sergent en 1974 au moment de l'explosion qui a fait six morts à la base de Valcartier. Pour lui comme pour bien d'autres, le rapport de l'ombudsman de la Défense nationale est accueilli comme un soulagement, « un retour à la vie normale ».

« Je vais être franc avec vous, ça marque une époque de 41 ans où tous les jours, et surtout le 30 juillet, on se rappelle. »

Les événements sont encore frais dans la mémoire de Clermont Morin. Depuis la tragédie, il sent une grande responsabilité et il est traité pour un choc post-traumatique. « Quand on a un rang supérieur dans l'armée, on devient coupable. Et j'ai été coupable », regrette-t-il. « J'ai été longtemps coupable parce que quand cette boîte de carton, pas une boîte de bois, cette boîte de carton qui a rentré dans la salle de lecture, les gens avaient vu à l'intérieur par la couleur olive les vraies grenades. Personne n'est intervenu parce qu'ils savaient que c'était un officier qui donnait le cours », ajoute M. Morin.

Un autre qui a vécu cette tragédie, Charles Gutta, soutient que ce rapport de l'ombudsman « va aider à la guérison mentale ». « Maintenant que l'histoire est sortie, tout le monde va la lire et les membres, des jeunes hommes aujourd'hui de 50 ans, il y en a six là-dedans qui sont des grands-pères, vont être capables d'en parler à leur famille », pense-t-il.

Charles Gutta, qui était adjudant-maître en 1974, militait depuis des années pour obtenir justice dans cette affaire.

Demain, une cérémonie est prévue à la base de Valcartier pour commémorer la tragédie. Plus de 1200 personnes sont attendues.

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