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Du Bhoutan à Québec : les soeurs Ramdam achèvent leur première année scolaire

Neuf mois après leur arrivée à Québec, Rabina et Salina Ramdam, deux jeunes soeurs originaires du Bhoutan, achèvent leur première année scolaire en classe de francisation. Radio-Canada, qui les avait accompagnées lors de leur premier jour de classe, en octobre, est retournée constater leur progrès.

Un texte de Guylaine Bussière

Les deux jeunes filles sont arrivées à Québec avec leur famille depuis un camp de réfugiés népalais en septembre dernier. Elles ne parlaient pas français et à peine anglais.

Comme tous les réfugiés, elles ont été intégrées dans une des classes d'accueil en francisation de la Commission scolaire de la Capitale afin d'apprendre les premiers rudiments de la langue.

Salina, neuf ans, a passé les huit derniers mois dans la classe de Catherine Gaudette, à l'école primaire Sans-Frontière. L'enseignante estime que la jeune Bhoutanaise a beaucoup progressé.

« Elle apprend vite. Je considère qu'elle est capable d'exprimer ses besoins de base. Quand elle ne connaît pas un mot, elle va utiliser une phrase pour exprimer son besoin. Elle va donner une définition de ce qu'elle veut, elle n'a aucun problème. Elle est capable d'exprimer ses besoins et même de faire des blagues en français! »

Sa soeur Rabina, 16 ans, a été intégrée dans la classe de Pascale Rousseau, à l'École secondaire Vanier. « On lui donne une petite promotion. Elle va être encore en classe d'accueil, mais à un niveau plus élevé, donc elle passe en classe d'accueil 2, parce qu'elle a pris confiance en elle et qu'elle a plus de vocabulaire. »

Rabina est d'ailleurs capable d'expliquer ses projets d'été en français. « Je vais jouer au soccer, je vais danser avec mon ami, je vais aller au parc Victoria. »

Le népali et le français sont deux langues très différentes. Passer de l'une à l'autre est donc très difficile et peut même être décourageant pour certains Bhoutanais qui s'installent dans la capitale, selon Pascale Rousseau.

« Les parents valorisent beaucoup l'anglais, alors on apprend une fois de temps en temps qu'il y a un départ vers Windsor, vers Toronto. On en perd un pourcentage chaque année, parce que je pense qu'ils se rendent comptent à quel point c'est une langue qui est difficile et que les progrès ne se font pas aussi rapidement qu'ils le voudraient. »

Mais la famille de Rabina et Salina n'est pas de celles qui veulent quitter Québec. Leurs parents, Tek Bahadur Kami et Sita Ramdam, suivent en ce moment leur deuxième session de francisation au Cégep de Sainte-Foy, qui se termine le 6 juillet, et ils seront de la troisième session de cours à l'automne.

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