Retour

Duceppe et Péladeau pédalent ensemble en prévision des élections fédérales

À quelques jours du déclenchement de la campagne électorale fédérale, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, ont entrepris de visiter les Québécois à vélo.

Partis de Repentigny ce matin, les deux hommes étaient à Trois-Rivières en fin d'après-midi, au moment où Radio-Canada confirmait que le premier ministre Stephen Harper comptait se rendre chez le gouverneur général pour déclencher la campagne électorale dimanche ou lundi.

Une amitié affichée

« Que nous soyons ensemble est tout à fait naturel », a estimé Pierre Karl Péladeau pour expliquer cette nouvelle association. « Et nous allons le demeurer durant toute cette période qui va nous amener aux élections fédérales », a-t-il ajouté.

Même si Stephen Harper n'a pas encore officiellement déclenché les élections, aux yeux de Gilles Duceppe et de Pierre Karl Péladeau, la campagne est pour ainsi dire déjà entamée.

« Il faut être prêt, affirme M. Duceppe. M. Harper a le choix de déclencher [les élections]. On sait que c'est le 19 octobre et il y a un minimum d'une trentaine de jours, mais il n'y a pas de maximum. »

Pierre Karl Péladeau va dans le même sens : « La campagne électorale a déjà démarré [...] On a vu toutes les annonces faites par le Parti conservateur, le parti au pouvoir. »

Le Bloc est prêt

Gilles Duceppe n'est nullement inquiet à la perspective d'une longue campagne électorale. Sa formation politique, assure-t-il, est prête. Tous les candidats « sont pratiquement trouvés », dit-il.

Gilles Duceppe affirme que son parti a les reins assez solides financièrement parlant pour se lancer dans une campagne qui s'annonce longue. Il explique qu'il est inadéquat de comparer les fonds amassés par le Bloc québécois à ceux d'autres partis puisque le Bloc opère « au Québec seulement », dit M. Duceppe.

Le chef du Bloc québécois déplore néanmoins que les règles encadrant les élections ne prévoient pas un nombre maximal de jours pour ce qui est de la durée d'une campagne électorale. 

« La loi devrait prévoir un maximum, dit Gilles Duceppe. De plus, ce devrait être mieux réglementé parce que durant la dernière année on a vu qu'il y a eu pas mal de sommes d'argent de dépensées. [...] Tout ça doit être revu. »

Il dénonce également la décision de déclencher une campagne aussi tôt. Si elle débutait dimanche ou lundi prochain, elle serait d'une durée de 78 ou 79 jours et deviendrait la plus longue de l'histoire canadienne.

Pour Gilles Duceppe, il ne fait aucun doute que cette décision coûtera cher aux contribuables québécois. Il s'agit, selon lui, d'une façon de détourner « l'esprit » des élections à date fixe. « Ce n'est pas la première fois, l'autre fois [durant les élections de 2011], il l'avait promis puis ils l'avaient déclenchée sans être battus. » 

Une campagne sur deux roues

Gilles Duceppe et Pierre Karl Péladeau sont des habitués du vélo. M. Péladeau a fait les manchettes lorsqu'il a été blessé, en mai 2014, sur les routes de l'Estrie, après une violente chute.

Quant à Gilles Duceppe, en annonçant son retour en politique en juin dernier, il avait insisté sur sa bonne forme physique pour ceux qui soulignaient son âge. Il vient de fêter ses 68 ans. M. Duceppe aime rappeler qu'il parcourt 20 km par jour à vélo l'été et qu'il poursuit son entraînement sur vélo stationnaire quand la neige arrive.

Gilles Duceppe a quitté Repentigny mercredi matin et il était attendu à Trois-Rivières en fin de journée. Les deux hommes doivent traverser L'Assomption, Maskinongé, Louiseville et Yamachiche.

Le parcours ne sera pas facile puisque la canicule est bien installée au Québec. Il a fait plus de 30 degrés Celsius dans le sud et le centre du Québec aujourd'hui.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une tempête effrayante en Hongrie





Rabais de la semaine